Schopenhauer et l’art d’avoir toujours raison

Un bel exposé en classe par nos deux dialecticiens Hugues et William (TS) :

Platon, le Ménon

Un bel exposé en classe par nos deux platoniciennes Laure-Hélène et Clémence (TS)

Fiche de lecture sur la philosophie de l’histoire (terminales)

strauss La philosophie politique et l’histoireFiche de lecture sur la philosophie de l’histoire (à destination de mes élèves de terminale)

Par Damien Theillier

Leo Strauss (1899-1973), La philosophie politique et l’histoire (de l’utilité et des inconvénients de l’histoire pour la philosophie), traduction et présentation d’un ensemble de textes choisis de Strauss sur l’idée d’histoire, le Livre de Poche, 2008.

Extrait étudié : début de l’introduction du traducteur, Olivier Sedeyn, spécialiste de la pensée de Leo Strauss : Le sens de l’histoire.

L’ouvrage

Ce livre est une anthologie des meilleurs textes de Leo Strauss, dont certains extraits de Droit naturel et histoire, son grand livre de 1953. Il montre comment, dès sa naissance, la modernité change radicalement la philosophie en substituant l’Histoire à la nature (le Cosmos) et en introduisant le relativisme historique. Le texte intitulé « Définir la Modernité : Modernité et historicisme » (ou « Les trois vagues de la Modernité »), est une excellente introduction à la crise de la philosophie politique moderne.

L’auteur Lire la Suite →

Pascal Lamy au tricentenaire de Boisguilbert

P_Lamy-2Intervention de Pascal Lamy, économiste et ancien directeur de l’OMC, au colloque « Boisguilbert aujourd’hui », le 7 octobre au Palais d’Iéna.

Par Gaspard Defferrière, élève de terminale ES1

Boisguilbert est à l’origine d’une œuvre multiple. Ses principaux écrits datent de la fin du règne de Louis XIV, ils sont les fruits de la misère dans une époque difficile. la politique de grandeur de Louis XIV a ruiné le royaume avec des politiques économiques changeantes. Les droits de douanes sont importants, les prix déprimés. la population est en baisse, les finances publiques aux abois. La population est écrasée sous les impôts. Le mercantilisme soutenait l’idée qu’il fallait contenir la demande de grains pour peser sur les prix à la baisse pour être plus compétitif. Boisguilbert était contre et a été poursuivi par les censeurs. Lire la Suite →

Christian Saint-Étienne au tricentenaire de Boisguilbert

saint etienneIntervention de Christian Saint-Étienne, économiste, au colloque organisé au Palais d’Iéna le 7 octobre : « Boisguilbert aujourd’hui ».

Par Pauline d’Arthuys, élève de TES1 

Boisguilbert écrit dans une période noire pour le pays, notamment avec la Révocation de l’Édit de Nantes en 1694 et de nombreuses faillites. Il observe donc la misère du peuple et écrit le Détail de la France et le Factum de la France à la fin du 17e siècle, dans cette période dure. Lire la Suite →

Ce qui se voit et ce qui ne se voit pas

Ce qui se voitbastiat learning

Isaiah Berlin : Rousseau et la mythologie du moi véritable

3618« Rousseau n’a rien découvert, mais il a tout enflammé » Madame de Staël

Jean-Jacques Rousseau, le génie tourmenté dont les idées ont inspiré la Révolution française, aimait la liberté par-dessus tout. Pourtant, l’œuvre de Rousseau a servi à justifier certains des pires tyrans de l’histoire, de Robespierre à Staline en passant par Bonaparte. Les ennemis de la liberté ont-ils trahi Rousseau ou bien ce dernier était-il lui-même un ennemi de la liberté ?

La thèse d’Isaiah Berlin, le philosophe d’Oxford et grand historien des idéologies modernes, dans sa conférence de 1952, La liberté et ses traîtres, est que la faute de Jean-Jacques Rousseau est d’avoir trahi la cause qu’il défendait. Il fut, selon les mots de Berlin, « l’un des ennemis les plus sinistres et les plus redoutables de la liberté dans toute l’histoire de la pensée moderne ». Comment a-t-il pu, en partant de cette divinisation de l’idée de liberté absolue, en arriver progressivement à l’idée de despotisme absolu et finalement à la servitude ? Lire la Suite →

Pierre Le Pesant de Boisguilbert, sa vie, ses idées. Par Damien Theillier

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Pierre Le Pesant de Boisguilbert est mort le 10 octobre 1714, à l’âge de 68 ans, il y  a donc exactement trois siècles. Il offrit la première réflexion théorique en France sur les conditions de fonctionnement de l’activité économique. Il peut en outre être considéré comme le père fondateur de l’école française du libéralisme économique

Petit-neveu de Corneille, il fut d’abord magistrat, président du tribunal civil de Rouen. Il fut également l’élève de Pierre Nicole (1625-1695) qui constatait déjà que l’échange marchand « remplit les besoins humains d’une manière que l’on n’admire pas assez, et où la charité commune ne peut arriver ». Des jansénistes et des moralistes français, Boisguilbert retiendra l’idée qu’une société prospère peut naître de l’égoïsme et de l’amour-propre des êtres humains : « Dans le cadre des relations d’échange, les rapaces que sont les hommes sont obligés de se conduire de façon raisonnable ». Alors que la relation politique est source de conflits, la relation économique est favorable à la coopération et contribue à pacifier la société.

Chez Boisguilbert, l’économie n’est pas encore une science. Elle ne se distingue pas de la critique radicale d’un gouvernement arbitraire et autoritaire. Mais son principal objet est de remédier à la misère du pays en recherchant les sources du progrès économique et social.  Lire la Suite →

Tricentenaire de Pierre Lepesant de Boisguilbert, précurseur des économistes français

invitation_conference_CESE_07_10 (2)Les conférences auront lieu au Palais d’Iéna, siège du CESE (Conseil économique et social) de 9h à 12h30. J’y serai avec une de mes classes de philo.

Inscriptions en téléphonant au 02 35 34 70 81 ou 06 81 38 66 60.

« La route de la servitude » : autopsie d’un livre culte

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Il y a soixante-dix ans, Friedrich A. Hayek publiait son célèbre manifeste contre les totalitarismes. Un ouvrage toujours d’actualité.

Par MATHIEU LAINE*

Contre toute attente, 2014 pourrait bien être l’année Hayek. Nous célébrons en effet cette année les 70 ans de « La route de la servitude ». Un « livre politique », comme l’auteur l’annonce lui-même en ouverture de cet ouvrage culte, publié en 1944. Lire la Suite →

L’art de la controverse selon Arthur Schopenhauer

gravure_de_m._lammelDans son petit livre, L’art d’avoir toujours raison ou Dialectique éristique, publié en 1864 à Leipzig, Schopenhauer nous propose un véritable manuel d’auto-défense intellectuelle ou de communication de crise.

L’auteur commence par distinguer la logique et la dialectique. La logique est la science des principes de la démonstration. Lire la Suite →

Thomas d’Aquin et la naissance de l’esprit laïque (2)

De Thomas d'Aquin à Locke, la réflexion sur les limites de l'EtatVoir ici la première partie

La morale et le droit

Selon Thomas d’Aquin, la fonction du droit positif est essentiellement d’incarner et de donner de la force aux principes de la loi naturelle. Mais, il enseigne également que le droit civil ne doit pas dicter directement aux citoyens l’exercice de toutes les vertus, ni interdire directement l’exercice de tous les vices. La véritable vertu morale consiste à utiliser sa raison et sa volonté en faisant des choix libres. Pour Thomas d’Aquin, le principal problème pratique de la vie morale d’un individu est de décider comment agir dans des circonstances toujours particulières à la lumière des principes généraux de la morale naturelle. C’est pourquoi il souligne que les autorités politiques doivent s’en tenir aux questions d’intérêt général plutôt qu’aux petits détails de la conduite individuelle, laissés au jugement et à la conscience de chacun. Lire la Suite →

Les conceptions de la vie des Anciens

hadotSi les sagesse antiques peuvent nous aider à mieux vivre, c’est parce qu’elles conduisent chacun d’entre nous à inventer son propre chemin. Dans Qu’est-ce que la philosophie antique ?, Pierre Hadot défend la thèse selon laquelle la philosophie serait, avant tout, genre de vie, c’est-à-dire une manière d’être et de se comporter déterminée par le désir de la connaissance, mais d’une connaissance qui transformerait celui qui la possède afin de lui permettre d’accéder à une plus grande perfection de soi. Rien n’illustre mieux d’ailleurs cette idée que l’une des formules placée en exergue d’un ouvrage de Simplicius :  » Quelle place le philosophe tiendra-t-il dans la cité ? Ce sera celle d’un sculpteur d’homme. « 

Dans un autre livre, Hadot écrit : « La philosophie ne consiste pas dans l’enseignement d’une théorie abstraite, encore moins dans une exégèse de textes, mais dans un art de vivre, dans une attitude concrète, dans un style de vie déterminé, qui engage toute l’existence. L’acte philosophique ne se situe pas seulement dans l’ordre de la connaissance, mais dans l’ordre du « soi » et de l’être : c’est un progrès qui nous fait plus être, qui nous rend meilleurs. C’est une conversion qui bouleverse toute la vie, qui change l’être de celui qui l’accomplit. Elle le fait passer d’un état de vie inauthentique, obscurci par l’inconscience, rongé par le souci, à un état de vie authentique, dans lequel l’homme atteint la conscience de soi, la vision exacte du monde, la paix et la liberté intérieures. » (Pierre Hadot, Exercices spirituels et philosophie antique). Lire la Suite →

Thomas d’Aquin et la naissance de l’esprit laïque (1)

ea725-thomas-d-aquinSaint Thomas d’Aquin (1225-1274), est un théologien et philosophe, italien d’origine, ayant appartenu à l’ordre des Dominicains. Il est considéré comme l’un des principaux maîtres de la théologie catholique. Par ailleurs, toute son œuvre coïncide avec la redécouverte des œuvres d’Aristote par l’Occident médiéval. C’est pourquoi, si pour Thomas la philosophie reste servante de la théologie, elle est bien autonome dans sa méthode. Elle est toute entière fondée sur la rationalité, c’est-à-dire sur l’argumentation logique.

Surnommé par ses pairs le « docteur angélique », Thomas est né en 1227 en Sicile, au château de Rocca-Secca, de la famille des comtes d’Aquin. Devenu dominicain dès 1243, il est élève d’Albert le Grand à Paris de 1243 à 1248, puis à Cologne. De 1252 à 1259, il s’installe à l’Université de Paris, où il devient maître en 1257.  Lire la Suite →

Atlas Shrugged: part III

part IIICe week-end est sortie dans les salles aux USA la 3e partie d’Atlas Shrugged, le film.

Quel que soit le jugement que l’on porte sur la qualité du film, les producteurs ont tenu à rester au plus proche du roman et de son message philosophique. On ne peut que s’en réjouir.

Qui est John Galt ? Voici un très bon documentaire qui évoque les nombreux thèmes associés à cette question. Avec en prime quelques extraits du film : Lire la Suite →

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