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La petite collection chez Berg International

passy guerreFrédéric Passy

LA GUERRE ET LA PAIX, postface de Damien Theillier

Frédéric Passy (1822-1912), économiste, essayiste et député français, consacra sa vie à la liberté et à la paix. En 1867, devant la menace d’un conflit armé avec la Prusse, il décide de créer à Paris la première Ligue internationale de la Paix, la future Société française pour l’arbitrage entre les nations qu’il présidera. C’est l’ancêtre de la Société des Nations. En 1901, Passy devient co-titulaire du premier prix Nobel de la Paix, avec le Suisse Henri Dunant, fondateur de la Croix Rouge internationale.
Dans ce texte, l’auteur souligne qu’il désire aborder la question de la paix, non pas du point de vue politique mais sur la base de principes économiques, éthiques et philosophiques. Il prend soin de préciser que la guerre à laquelle il s’oppose est la guerre agressive, la guerre de conquête et non la guerre de légitime défense.
Il conclut par une note d’optimisme : « L’humanité, redisons-le à ceux qui croient que rien ne peut changer, a commencé par se déchirer jusque dans les derniers de ses membres ; elle forme aujourd’hui de grandes et vastes communautés au sein desquelles l’ordre est habituel au moins ; elle finira, suivant sa destinée, par former une seule et même famille ».

BASTIATFrédéric Bastiat

CONTRE L’ÉCONOMIE D’ÉTAT, postface de Damien Theillier

Frédéric Bastiat (1801-1850) est un économiste et homme politique français, fort méconnu en France, bien que reconnu comme un auteur de première importance dans de nombreux autres pays. Il fut le contemporain d’Alexis de Tocqueville, auprès de qui il siégea à l’Assemblée nationale.
Tout argent dépensé par l’État doit nécessairement être obtenu par un impôt ou une dette, constate Bastiat. Si nous envisageons les choses sous cet angle, les soi-disant miracles des dépenses de l’État nous apparaissent sous un tout autre jour. Ainsi, nous dit-il, c’est une illusion de croire que le gouvernement peut « créer des emplois » car pour chaque emploi public créé il détruit un emploi sur le marché. En effet, les emplois publics sont payés par les impôts. Les emplois publics ne sont pas créés, ils sont perçus. De plus, en supprimant un emploi qui répond aux besoins et aux désirs des consommateurs, on le remplace par un emploi qui sert les objectifs des seuls politiciens.

paul janet liberté de penserPaul Janet

LA LIBERTÉ DE PENSER, postface de Damien Theillier

Brillant élève de Victor Cousin, Paul Janet (1823-1899) fut également son secrétaire en 1845-1846 avant d’enseigner la philosophie morale.
« La Liberté de penser » est un article paru en 1866 dans la Revue des Deux Mondes. L’auteur rend compte d’un ouvrage d Emile Beaussire, De la liberté intellectuelle et morale, paru la même année. Beaussire est l’un des fondateurs, avec Émile Boutmy, de l’École libre des sciences politiques en 1871, l’ancêtre de l’Institut d’études politiques de Paris, dit familièrement Sciences Po.
La liberté de penser ou d écrire, dit Janet, a pour fondement ce principe de Descartes : « Ne reconnaître pour vrai que ce qui paraîtra évidemment être tel. » Puisque c’est un devoir pour l’esprit de ne se soumettre qu’à l’évidence, il faut que ce soit en même temps un droit ; car comment pourrions-nous obéir au devoir, si on nous refuse le droit ? Il découle de ceci que l’Etat n’est pas juge du vrai et du faux, et qu’il est seulement garant des droits de chacun. La liberté de penser n’est donc susceptible de répression qu’en tant qu’elle porte atteinte aux droits des individus.

fable_abeilleBernard Mandeville

LA FABLE DES ABEILLES, suivi de Recherches sur l’origine de la vertu morale, postface de Damien Theillier

La Fable des abeilles est une allégorie vantant les avantages sociaux des actions intéressées, comme l’avarice, la cupidité et les autres vices traditionnels. C’est parce que chaque abeille poursuit sont intérêt personnel égoïste que la ruche prospère. Voltaire a bien résumé l’idée, à l’article « Abeille » dans son Dictionnaire philosophique : « Mandeville […] prétend que les abeilles ne peuvent vivre à l’aise dans une grande et puissante ruche, sans beaucoup de vices. Nul royaume, nul État, dit-il, ne peuvent fleurir sans vices. Ôtez la vanité aux grandes dames, plus de belles manufactures de soie, plus d’ouvriers ni d’ouvrières en mille genres […]. Ôtez aux négociants l’avarice, les flottes anglaises seront anéanties. […] » En réalité, ce que Mandeville appelle « vice », n’est rien d’autre que ce qu’on appelle les passions ou encore l’intérêt personnel qu’il est vain de vouloir combattre.

 About libertéEdmond About 

LA LIBERTÉ, suivi de La Grèce contemporaine. Postface de Damien Theillier

Écrivain (1828-1885), journaliste et critique d’art français, membre de l’Académie française, Edmond François Valentin About est né le 14 février 1828 en Lorraine, à Dieuze. Il fait ses études à Paris au lycée Charlemagne et remporte le prix d’honneur de philosophie au Concours Général.

En 1868, il publie un essai sur l’organisation économique et sociale : A.B.C. du Travailleur. C’est de ce livre que nous avons extrait un chapitre, La liberté, que nous reproduisons ici dans la première partie de cette édition. A l’origine, cet ABC est un petit traité d’économie écrit par Edmond About à la demande d’un syndicat de travailleurs. Plus précisément, il s’agit d’un exposé simplifié du Catéchisme d’économie politique de Jean-Baptiste Say, écrit en 1815 et sous-titré : ou instruction familière qui montre de quelle façon les richesses sont produites, distribuées et consommées dans la société.

par Frédéric Bastiat

Frédéric Bastiat

MAUDIT ARGENT ! suivi de LA VITRE CASSÉE. Postface de Damien Theillier

Frédéric Bastiat (1801-1850) prévient : « Il m’apparaît que presque toutes les erreurs économiques qui désolent ce pays proviennent d’une fausse notion sur les fonctions du numéraire ». Pourquoi maudire l’argent ? Selon lui, c’est précisément parce qu’on le confond toujours avec la richesse. « La richesse, c’est le numéraire ; accroître le numéraire, c’est accroître la richesse ».
« Si le peuple souffre, c’est qu’il n’a pas assez d’argent. Il en faut faire », disent les hommes politiques. Et comme il n’est pas aisé de multiplier les métaux précieux, « nous ferons du numéraire fictif, ajoutent-ils, rien n’est plus aisé, et chaque citoyen en aura plein son portefeuille ! ils seront tous riches », ironise Bastiat.
Dans cette affaire, « ce qu’on voit », c’est que l’augmentation de la quantité de monnaie permet aux banques de prêter de l’argent aux particuliers et aux États de rembourser facilement leur dette. Mais « ce qu’on ne voit pas », c’est que cette création de monnaie ne reposant sur aucune création de richesse réelle entraînera l’inflation et la ruine des épargnants.

1Couv-PascalBlaise Pascal

TROIS DISCOURS SUR LA CONDITION DES GRANDS, suivi de Conversation avec M. de Sacy. Postface de Damien Theillier

Dans Trois discours sur la condition des grands, Pascal fait la critique d’une des illusions du politique : le prince ne doit pas exiger des hommes ce qui ne lui est pas dû, c’est-à-dire l’estime, qui n’est due qu’au mérite, car il ne doit sa grandeur qu’à ses origines.
Dans sa Préface pour un Traité du vide datée de 1651, il répond à la communauté scientifique et dénonce l’abus de l’argument d’autorité, en particulier dans les domaines de la science et de la religion.
En janvier 1655, peu après sa conversion au christianisme, Pascal se rend à Port-Royal des Champs, célèbre couvent janséniste. C’est probablement pendant ce séjour qu’il s’entretient avec le confesseur des religieuses, Isaac de Sacy. Le compte rendu de leurs conversations, L’Entretien avec Monsieur de Sacy, publié à titre posthume en 1728, contient déjà tous les thèmes développés par la suite dans les Pensées. Il use pour la première fois de la méthode : « renversement du pour au contre ». Il se sert de Montaigne pour disqualifier le stoïcisme d’Épictète et il se sert d’Épictète pour disqualifier le scepticisme de Montaigne.

OCTAVEMIRBEAUOctave Mirbeau

LA GRÈVE DES ÉLECTEURS, et autres textes. Postface de Damien Theillier

Octave Mirbeau (1848-1917) fut écrivain, critique d’art et journaliste. Il est surtout connu de nos jours pour son Journal d’une femme de chambre, mis à l’écran par Luis Bunuel. Pamphlétaire redouté, ainsi que romancier novateur, c’était un dramaturge à la fois classique et moderne. Littérairement incorrect, inclassable, il faisait fi des théories et des écoles, et étendait à tous les genres littéraires sa contestation radicale des institutions. Farouchement individualiste et libertaire, il incarnait l’intellectuel critique, potentiellement subversif.
La Grève des électeurs est une chronique, d’inspiration anarchiste, parue le 28 novembre 1888 dans Le Figaro. Mirbeau ne voit dans le suffrage universel et le recours à des élections qu’une duperie des dominants qui obtiennent à bon compte l’assentiment de ceux-là mêmes qu’ils oppriment et exploitent. Il appelle donc les électeurs à faire la grève des urnes et à se comporter, non en moutons grégaires, mais en citoyens lucides.
Dans l’ensemble des textes repris ici, Mirbeau traite du pouvoir, non seulement de la façon dont il s’exerce sur l’individu, mais aussi et surtout de la façon dont il est intériorisé et approuvé par les gouvernés eux-mêmes.

staelMadame de Staël

SUR LE SUICIDE. Postface de Damien Theillier

Germaine de Staël (1766-1817) fut tentée toute sa vie par le suicide. Elle se peint elle-même comme une âme en quête de raison mais toujours entraînée malgré elle vers la passion. Romancière, essayiste, philosophe, théoricienne politique, critique littéraire, elle représente le dernier éclat de l’esprit encyclopédique des Lumières. Dans ces Réflexions, elle soutient que la résignation à son destin est d’un ordre moral plus élevé que la révolte. La mort volontaire dont le but est de se défaire de la vie est à distinguer de celle qui a pour but le dévouement à une cause. La première est portée par la révolte contre son sort et ne doit susciter aucun enthousiasme ; la seconde est portée par l’amour du devoir. Madame de Staël recommande donc une certaine indulgence à l’égard d’un type de mort volontaire, le suicide politique à la romaine. Elle admet que si l’on est « incapable de la résignation chrétienne à l’épreuve de la vie, du moins devrait-on retourner à l’antique beauté du caractère des anciens ». Mais, à la suite de Socrate pour qui la décision de la mort ne nous appartient pas, elle juge l’acceptation des épreuves de la vie comme un comportement moralement supérieur.

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