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Le capitalisme de laissez-faire

Le socialisme, le fascisme, le communisme, le nazisme et l’État providence (aussi appelé « économie mixte »), sont des systèmes dans lesquels les droits individuels ne sont pas protégés.

Le capitalisme est le seul système qui traite les gens comme des individus, sans aucun principe ethnique, religieux ou autre principe collectif inscrit dans la loi. C’est le système dans lequel chacun de nous fait ses propres choix et doit prendre ses responsabilités pour sa propre vie et son bonheur. Dans sa forme pure, le capitalisme est un système social caractérisé par la liberté individuelle, la diversité et le dynamisme.

Le capitalisme n’est donc pas un modèle d’organisation social fondé sur la loi de la jungle. C’est un système dans lequel les innovations des plus créatifs bénéficient à tous. Toutefois, les avantages matériels, tels que la croissance économique, ne suffisent pas à justifier moralement le capitalisme. Au contraire, c’est parce que le capitalisme est un système moral qui permet aux individus la pratique des vertus telles que la rationalité et la productivité, qu’il en résulte une création de richesses.

Ainsi le capitalisme n’est pas seulement un système de liberté économique, et encore moins un système économique favorisant les grandes entreprises. C’est le système dans lequel la paix à long terme et la prospérité sont possibles, si les gens travaillent pour eux-mêmes. Comme le dit Ayn Rand, c’est un système de « séparation de l’économie et de l’État », tout comme il y a séparation de l’Église et de l’État, et pour la même raison essentielle », le droit de penser et de vivre selon sa propre conscience.

« Le capitalisme de laissez-faire est le seul système social justifié et, par conséquent, le seul système qui proscrive la force dans les relations sociales (…) Si les hommes veulent s’opposer à la guerre, c’est l’étatisme qu’ils doivent combattre. Aussi longtemps qu’ils soutiennent la notion tribale que l’individu est bon à être sacrifié à la collectivité, que certains hommes ont le droit de régner sur les autres par la force et qu’un « bien » (n’importe quel « bien ») peut le justifier – il ne peut y avoir de paix à l’intérieur d’une nation, ni de paix entre les nations [1] »

L’harmonie des intérêts

L’une des questions fondamentales de la philosophie sociale est de savoir s’il existe une harmonie ou une dysharmonie fondamentale d’intérêts entre les hommes. Or si les intérêts entre les hommes sont fondamentalement opposés, si le gain d’un homme, équivaut à la perte d’un autre, alors il n’y a que deux façons de vivre en société : soit la destruction des autres, soit le sacrifice constant de son propre intérêt.

Pour l’homme, le moyen le plus adéquat à l’amélioration de sa condition est la coopération sociale et la division du travail, et non la guerre de tous contre tous. Une bonne compréhension de ses intérêts, permet de voir qu’il y a une harmonie entre les intérêts d’hommes raisonnables. Nous bénéficions énormément d’interactions positives avec les autres. Ce bénéfice se présente sous la forme de l’abondance de la richesse, rendue possible par le capitalisme, grâce à l’augmentation continue des connaissances dont l’humanité dispose. Il se présente aussi sous la forme de l’amitié, et de la famille. L’harmonie des intérêts rapproche les hommes dans une coopération pacifique au profit de leurs vies. C’est le fondement de la société. C’est pourquoi les gens choisissent de vivre dans une société.

Bien que les désirs des hommes soient opposés, leurs intérêts ne le sont pas. Il est évident que vous n’obtenez pas toujours ce que vous voulez. Si quelqu’un d’autre gagne à la loterie, cela signifie que vous n’avez pas gagné. Si quelqu’un d’autre obtient une promotion au travail, alors vous ne l’avez pas obtenue. C’est pourquoi on estime souvent que la discordance des intérêts existe. Après tout, si on gagne, l’autre perd.

Dans une société fondée sur le marché, le gain d’un seul homme est également le gain d’un autre homme, et souvent de beaucoup d’autres. Quand quelqu’un fait fortune en créant une compagnie aérienne, il ne prend pas seulement une part de votre argent. Il vous apporte un service que vous n’auriez pas autrement. Et puisque vous échangez volontairement une valeur pour une autre, il n’y a aucune raison de croire que vous êtes perdant. Le marché libre permet aux deux parties d’une transaction de gagner. En échangeant une chose qui est plus précieuse pour l’un avec une chose qui est plus utile à l’autre, les deux parties sont gagnantes. En d’autres termes, votre gain est bénéfique pour les autres aussi.

Mais derrière cette prétendue dysharmonie des intérêts, on trouve l’idée communément répandue de la richesse comme jeu à somme nulle. L’idée est que la richesse dans le monde serait limitée que et la seule façon d’en obtenir une partie serait de la prendre à partir d’une réserve commune. Mais bien sûr, si vous prenez un peu de cette réserve, vous en laissez moins pour les autres. Votre gain est leur perte. Cela signifie que pour prospérer, vous devez agir au détriment des autres, et que vous seriez bien mieux sans eux.

Cette idée est fausse. Le problème avec cette idée d’un jeu à somme nulle, c’est qu’il faudrait que la richesse soit un produit déjà emballé, mis par la nature à notre disposition. Or la richesse est produite, elle n’est pas seulement distribuée. Un exemple simple est le fait que nous avons des ordinateurs d’aujourd’hui, et qu’une telle chose n’existait pas il y a cinquante ans. Nous n’avons pas pris les ordinateurs dans certaines réserves de richesses existantes… nous avons créé cette richesse. Nous prenons ce qui est essentiellement inutile, du silicium, et nous créons des outils extrêmement utiles à partir de lui. Toute richesse est une création. Avant d’être consommée, la richesse doit être d’abord produite. Nous créons de la richesse, non pas à partir de rien, mais à partir de choses moins utiles.

Il y a beaucoup d’autres raisons de défendre l’harmonie fondamentale des intérêts. La richesse augmente lorsque les gens coopèrent avec les uns avec les autres. La division du travail permet à l’homme de se spécialiser tout en partageant et en bénéficiant des connaissances acquises par autrui donne naissance à des coopérations volontaires et enrichissantes. Le progrès de la technologie est multiplié par le fait qu’un grand nombre de gens ont des connaissances spécialisées. Des choses comme le talent, la prévoyance et le génie profitent à tous sur un marché libre. Et si vous viviez seul, vous passeriez à côté. Votre vie est améliorée d’une infinité de manières par l’existence d’autres personnes. Vivre dans une société pacifique, est un avantage incalculable pour l’homme. Tout gain possible dans le fait de vivre en dehors d’une société pacifique, est insignifiant comparé à la perte. Par exemple, vivre dans un désert peut vous apporter plus de paix et de calme, mais c’est au détriment de l’amitié et la richesse matérielle rendue possible dans une société.

Le principe du commerce

Ce n’est que lorsque les hommes vivent selon le principe du commerce qu’ils peuvent unir leurs intérêts. Ce n’est que lorsque les hommes acceptent la persuasion et le commerce qu’ils deviennent un avantage pour les autres hommes. Le commerce est l’échange volontaire dans l’intérêt mutuel de chacun. Nous échangeons des sommes d’argent pour les produits dont nous avons besoin. Le principe du commerce est un principe qui permet d’atteindre ses valeurs à travers d’autres personnes par le biais des échanges mutuellement bénéfiques plutôt que la force, la fraude, ou de parasitisme. Mais le principe du commerce n’est pas limité aux entreprises. Socialement, le commerce est aussi un modèle de la façon dont les gens peuvent entrer en relation les uns avec les autres. Le fait de former des amitiés et d’adhérer à des associations est une forme de commerce. Nous investissons notre temps, notre argent et notre énergie dans une relation, pour le plaisir mutuel ou l’avancement d’une cause partagée.

Ainsi l’harmonie des intérêts n’existe qu’entre des hommes raisonnables. Quand les hommes sont irrationnels, ils entrent en conflit tout le temps. Si je veux avoir votre voiture, sans avoir à payer pour cela, nous allons entrer en conflit. Quand les hommes sont irrationnels, ils sont guidés par leurs caprices, et bien sûr leurs caprices peuvent se contredire. Les hommes irrationnels et qui usent de la force n’agissent pas dans l’intérêt des autres hommes. Les intérêts des hommes ne sont en harmonie que dans les interactions volontaires.

« Alors que le capitalisme pur, le capitalisme de laissez-faire n’a jamais existé nulle part, alors qu’on avait laissé certaines interventions (inutiles) des hommes de l’Etat diluer et saper le système américain originel — bien plus par erreur que par intention théoriquement motivée, ces interventions-là étaient des entraves mineures, et les “économies mixtes” du dix-neuvième siècle étaient essentiellement libres, et c’est cette liberté jamais vue qui a amené un progrès sans précédent pour l’humanité.
Les principes, la théorie, et la pratique effective du capitalisme reposent sur un marché libre c’est-à-dire non réglementé, comme l’histoire des deux derniers siècles l’a amplement démontré. Aucun défenseur du capitalisme ne peut se permettre de méconnaître le sens exact des termes de “laissez-faire” et d’“économie mixte”, qui indiquent clairement les deux éléments opposés qui sont en cause dans cette mixture : l’élément de liberté économique, qui est le capitalisme, et celui de l’intervention des hommes de l’Etat, qui est l’étatisme.
Une campagne insistante se poursuit depuis des années pour nous faire accepter l’idée suivant laquelle tous les Etats seraient les instruments des intérêts économiques de classe, le capitalisme n’étant pas une économie libre, mais un système d’ingérences étatiques au service de quelque classe privilégiée. Le but de cette campagne est de falsifier l’économie politique et de réécrire l’histoire pour oblitérer l’existence et la possibilité d’un pays libre et d’une économie sans intervention de l’Etat. Comme un système de propriété privée nominale gouverné par les interventions de l’Etat n’est pas du capitalisme mais du fascisme, le seul choix que cette oblitération nous laisserait est le choix entre le fascisme et le socialisme (ou le communisme) — ce que tous les étatistes du monde, de toutes les variétés, degrés et dénominations s’efforcent frénétiquement de nous faire avaler -détruire la liberté est leur objectif commun, après quoi ils comptent se battre entre eux pour le pouvoir. » (Ayn Rand, « The New Fascism: rule by consensus« )

[1] Ayn Rand, « The Roots of War » in Capitalism, the Unknown Ideal

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