Publicités

Principe 3 : Le principe de l’évidence objective

Ten-Universal-PrincipesLes opinions ou théories non-arbitraires sont fondées sur une évidence vérifiable par tous.

La meilleure évidence est celle accessible à tous. Cela n’implique pas que mon expérience religieuse personnelle ou la conscience que j’ai de moi-même ne sont pas réelles ou vraies, seulement qu’elles ne sont accessibles qu’à moi et ne peuvent servir de preuve pour une démonstration à usage externe. Quelque chose qui n’est accessible qu’à moi est « subjectif » alors que quelque chose vérifiable par tous est « objectif ».

Deux sortes d’évidence sont considérées comme accessibles à tous : (1) l’évidence a posteriori (sensorielle)  et (2) l’évidence a priori (issue de la nécessité).

L’évidence a posteriori est empirique, accessible à nos cinq sens. La plupart d’entre nous, doués d’une acuité sensorielle normale, considèrent cette évidence comme vérifiable par tous car elle est presque accessible universellement. Que j’aie un crayon à la main est vérifiable par tous ceux qui, dans cette pièce ont une acuité visuelle normale. Que je parle d’une voix forte est vérifiable par tous ceux qui ont une audition correcte.

Les instruments de mesure peuvent élargir le champ de l’évidence a posteriori car ils sondent et mesurent le monde empirique avec des méthodes qui ne sont pas directement accessibles à nos sens. Toutefois, la lecture des instruments peut être vérifiée par tous. Par exemple, trois d’entre nous peuvent regarder trois thermomètres et constater qu’il fait actuellement soixante douze degrés Fahrenheit.

L’évidence a priori est basée sur le principe de non-contradiction (voir Principe 2); elle est la base des vérités mathématiques, logiques et métaphysiques. Elle affirme que toute situation de contradiction est impossible (et donc, ne peut jamais être réelle). Par exemple, un cercle carré de même surface au même endroit et en même temps ne peut pas être réel car les coins d’un carré ne peuvent pas coïncider avec l’absence de coins dans un cercle, du même point de vue, au même endroit et en même temps. De même, des protons-électrons ne peuvent exister parce qu’une particule telle qu’un électron qui repousse les autres électrons ne peut coïncider avec un proton qui attire les électrons. Cela est également vrai d’une valicule (quelque chose qui agit comme une vague et une particule au même endroit et en même temps). Les vagues sont des structures diffuses qui se répandent tandis que les particules sont enfermées en elles-mêmes et entrent en collision les unes avec les autres. La nature ne peut pas contenir une réalité à la fois fermée sur elle-même et diffuse au même égard, au même endroit et en même temps.

Cependant, certaines contradictions nous en disent plus. Dans certains cas, l’opposé d’une proposition contradictoire peut nous dire quelque chose de vrai. Par exemple, si nous pouvons montrer que la proposition « Le temps passé est infini » est une contradiction, nous saurons alors qu’il est impossible pour le temps passé d’être infini. Mais si le temps passé n’est pas infini, c’est qu’il est fini. Donc, la contradiction dans la proposition « Le temps passé est infini » nous dit que la proposition opposée « Le temps passé est fini » est vraie. De même, si nous pouvons prouver qu’il est contradictoire d’affirmer qu’un Etre non conditionné par le temps et l’espace (Dieu) est matériel, nous saurons que la proposition « Dieu est un être matériel » est fausse. Ce qui signifie que la proposition « Dieu est immatériel » (transcende l’espace et le temps) doit être vraie.

Reprenons notre réflexion sur le sujet qui nous occupe : si nous voulons démontrer quelque chose à quelqu’un, nous devons nous appuyer sur une évidence soit a posteriori soit a priori ou encore une combinaison des deux parce qu’elles sont vérifiables par toute personne douée d’une acuité intellectuelle et sensorielle normale. Nous ne pouvons affirmer quelque chose uniquement dérivée de notre opinion subjective (opinion que nous prétendons juste parce que nous sentons ou nous croyons qu’elle l’est). Ce ne serait que vérification subjective et ne pourrait servir à prouver quelque chose à quelqu’un.

Source : d’après Robert Spitzer, Ten Universal Principles: A Brief Philosophy of the Life Issues

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :