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Archives de Catégorie: Ron Paul

Stratégie pour le combat des idées. Par Ron Paul

Ce texte est librement adapté de divers discours de Ron Paul, ancien candidat à l’élection présidentielle américaine (2008 et 2012), aujourd’hui à la retraite. On me demande souvent s’il vaut la peine de s’impliquer en politique. Je réponds qu’il ne suffit pas de voter ou d’espérer gagner le pouvoir. L’enjeu est d’abord intellectuel et moral, avant d’être politique, au sens militant du terme. Il s’agit de formuler un ensemble de principes simples, applicables dans tous les domaines pour atteindre l’harmonie sociale, la prospérité et la justice. C’est un processus de réflexion qui a préoccupé les philosophes tout au long de l’histoire. Et certains y sont parvenus avec succès. De nos jours, s’il est un homme politique qui a su fonder son action sur ces principes, c’est Ron Paul. Il est pour moi, comme pour beaucoup, une source d’inspiration permanente. 

Ce que signifie vraiment la liberté

La majorité de nos concitoyens approuve l’idée fausse que le gouvernement est censé prendre soin de nous, qu’il est censé nous protéger et nous apporter le bien-être. Elle accorde sa confiance au gouvernement et lui délègue toutes ses responsabilités.

Pour quel résultat ? Nous avons un complexe militaro-industriel, un complexe médico-industriel, une industrie de la finance et une industrie de la communication. Ils contrôlent le gouvernement avec des centaines de millions de dollars. C’est un contrôle que je qualifie de forme douce, mais redoutable, de fascisme.

En apparence nous continuons à être riches parce que nous imprimons du papier-monnaie. Pourtant beaucoup commencent à se rendre compte que c’est le chemin le plus sûr vers la servitude.

Il est donc important que nous fassions comprendre exactement ce que signifie la liberté. La liberté est individuelle. Cela signifie que chacun doit être tenu pour responsable des ses actes. Vous avez droit à votre vie et aux fruits de votre travail. Vous pouvez les utiliser comme bon vous semble à condition d’en assumer personnellement les conséquences. En bref, vous êtes libre de mener votre vie comme vous le souhaitez si vous n’empêchez pas les autres de faire de même.

L’élément le plus important d’une société libre, où les droits individuels sont tenus en haute estime, est le rejet de l’initiation de la violence. Toute initiation de la force est une violation des droits de quelqu’un d’autre, qu’ils soient initiés par un individu ou l’État, au profit d’un individu ou d’un groupe d’individus. L’usage légitime de la violence ne peut être que celui qui est requis en légitime défense.

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Comment convaincre ?

Pour faire la différence il faut changer la mentalité du peuple. Dans une démocratie, c’est seulement par là que nous pouvons espérer, à terme, changer l’élite au gouvernement.

Nous devons convaincre les gens que c’est l’exercice de la responsabilité personnelle qui est dans leur intérêt. Or je suis convaincu que les gens votent avec leur ventre. Ils ne votent pas avec leur cœur ou leur cerveau. Ils votent avec leur ventre, parce qu’ils votent pour ce qu’ils pensent être dans leur intérêt économique.

Pour convaincre la majorité, il faut donc procéder en plusieurs temps. Il faut d’abord plaider en faveur de la liberté elle-même, c’est-à-dire en faveur de la primauté de l’individu sur l’Etat.  La liberté ainsi comprise est la réponse à nos problèmes car elle rend chacun responsable de ses propres choix et de ses conséquences.

Ensuite, il faut plaider en faveur de la plus grande prospérité pour le plus grand nombre de personnes, la classe moyenne. Et enfin nous pouvons plaider pour l’excellence dans la vertu.

Les gens se découragent parce qu’ils s’impliquent dans la politique mais en même temps ils se disent qu’un bulletin dans l’urne n’a aucune chance de changer les choses et qu’il y a trop de raisons de perdre courage. Mais la vérité est que nous n’avons pas à nous inquiéter du pourcentage d’opinions opposées à la liberté.

Ce qui compte beaucoup plus, c’est ce que les leaders d’opinion pensent : dans les universités, les médias, la culture, sur Internet. C’est à ce niveau-là qu’il faut agir. Si nous avons les bonnes personnes aux bons endroits, alors la majorité suivra… et les politiciens suivront la majorité.

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De la nécessaire tolérance dans une société libre

La liberté dans une société ne peut subsister sans tolérance à l’égard de la façon dont les gens font usage de cette liberté. Or il y a un problème avec ce concept. Nombreux sont ceux qui disent : « Je crois en la liberté tant que vous ne faites pas des choses stupides ou que vous ne faites pas des choses que je considère comme immorales ».

Toutefois la tolérance ne signifie pas nécessairement que vous approuviez les choix des autres, mais seulement que vous approuviez leur droit de faire ces choix. Si vous permettez à quelqu’un d’avoir un style de vie que vous désapprouvez, cela ne signifie pas que vous devez l’endosser. Beaucoup de gens sincères ne comprennent pas bien cela. Ils pensent que légaliser la liberté de choix signifie approuver ce que les gens font.

Inévitablement certaines personnes dépenseront leur argent d’une façon que nous désapprouvons. D’autres auront des habitudes sociales que nous condamnons. Mais la règle est que nous n’avons pas le droit d’agresser les autres, ni de les voler. Pour le reste, il faut laisser les gens libres d’opter pour le mode de vie qui leur convient. Le système de la liberté n’est pas parfait mais il est juste. Il y aura toujours des problèmes, il y aura toujours des défis mais je suis absolument convaincu qu’il y aura moins de pauvres et une plus grande paix sociale.

Les principes de non-agression et de tolérance doivent s’appliquer également aux relations internationales. En effet, les relations entre les Etats n’échappent pas aux principes éthiques qui s’imposent entre les individus. Une bonne politique étrangère doit être fondée sur la Règle d’Or : ne pas faire aux autres nations ce que nous ne voulons pas qu’elle nous fassent. Nous bombardons sans cesse des pays, nous chassons leurs dirigeants et nous nous demandons pourquoi ils se retournent contre nous ? Nous devons simplement cesser de prétendre dire au monde comment il doit vivre.

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La liberté personnelle et la liberté économique ne peuvent être séparées.

Le système à base d’argent papier de la banque centrale est la source majeure de nos soucis économiques. Il explique pourquoi le Congrès ne peut contrôler ses dépenses, pourquoi il peut financer ses guerres et l’État policier. Le monopole de l’argent papier fausse les signaux économiques, il crée des cycles de boums et d’effondrements. Il vole les citoyens avec cette taxe cachée qu’est l’inflation.

En manipulant la masse monétaire pour fixer les taux d’intérêt, la banque centrale est engagée dans la fixation des prix. Après tout, les taux ne sont rien de plus que le coût de l’argent. Comme tous les prix, ils communiquent aux acteurs des marchés des informations à propos des conditions économiques. Les tentatives de la banque centrale de remplacer les taux de marché par ses taux faussent les signaux envoyés aux entreprises, aux investisseurs et aux consommateurs. Le résultat de cette distorsion est une succession de pics et d’effondrements économiques.

Les contribuables et les épargnants sont ainsi pillés quotidiennement à des niveaux sans précédent pour maintenir en vie toute une série de banques zombies, des créances douteuses, un taux de chômage élevé, des faibles créations d’entreprises et un gouvernement en faillite. C’est pourquoi de nombreux jeunes n’ont aucun espoir pour leur avenir.

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Comment changer les choses ?

La monnaie doit être rendue au peuple des mains du gouvernement et de l’appareil de planification de la banque centrale. Malheureusement, mais sans surprise, de nombreux gauchistes qui critiquent les politiques économiques actuelles ne souhaitent pas un marché libre de la monnaie. Ils veulent plutôt une banque centrale plus démocratique. Ils pensent que le système des banques centrales pourrait fonctionner à coup de réglementations monétaires.

Ces gauchistes pensent que les classes moyennes et ouvrières bénéficieraient de politiques monétaires « stimulantes » (soit inflationnistes). Penser que l’inflation est positive pour le citoyen moyen est un déni de réalité. Ce sont les citoyens moyens qui souffrent le plus lorsque les bulles créées par les politiques inflationnistes de la banque centrale finissent inévitablement par éclater. Les véritables bénéficiaires de l’inflation sont les capitalistes de copinage et les politiciens dépensiers.

Au lieu de dépenser de l’énergie inutile à réformer la banque centrale, ceux qui souhaitent la restauration véritable des marchés libres, la réduction des inégalités et la promotion de la paix et de la prospérité, devraient œuvrer pour la suppression des banques centrales et la restauration d’une concurrence entre des monnaies privées.

Personne ne semble vouloir considérer la monnaie saine et le libre échange comme une alternative. Le système de la banque centrale et de la monnaie papier conduisent aux cycles économiques et au chômage. Ils nous apportent également des crises mondiales et des guerres. Pour atteindre la paix et la prospérité, il nous faut accepter l’idée de marché libre et de monnaie saine.

Toute intervention de l’Etat dans le commerce, tant intérieur qu’extérieur, doit être abolie, pour des raisons à la fois pratiques et morales. Même si d’autres pays maintiennent leurs barrières protectionnistes, nous se souffririons pas, mais bénéficierions, d’une suppression unilatérale des nôtres. Nous améliorerions notre productivité, transférerions les ressources vers les secteurs dans lesquels nous avons quelque avantage, nous deviendrions plus prospère et fabriquerions davantage de produits peu chers à notre population.

Et nous contribuerions ainsi à assurer la paix, tout en donnant un exemple au monde pour qu’il nous suive dans cette voie. « Quand les personnes et les biens traversent les frontières » aimait à dire Ludwig von Mises, « les armées ne le font pas. » Un commerce libre, étendu, et non subventionné, entre tous les peuples de la terre, diminuerait les tensions et nous rendrait tous plus prospères. Tant moralement qu’économiquement, c’est là la seule politique convenable.

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Les idées de Ron Paul expliquées simplement

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Ron Paul, ancien représentant du Texas à la Chambre, n’est pas un homme de pouvoir, c’est un homme d’idées, chose rare pour un homme politique, bien que ses idées soient non-conventionnelles.

Si vous voulez un simple aperçu de ses idées, on en trouve une bonne présentation dans un article d’Alex Altman dans le Time magazine du 5 Septembre 2011. Lire la Suite →

Ron Paul quote

Having federal officials, whether judges, bureaucrats, or congressmen, impose a new definition of marriage on the people is an act of social engineering profoundly hostile to liberty.Ron Paul

Le « mariage pour tous » relève typiquement de la sociale-démocratie collectiviste. On vote sur des sujets qui ne sont pas politiques mais qui relèvent de lois naturelles comme la filiation, la parenté, exactement comme si on votait sur 2 et 2 font 4. Certains groupes de pression s’arrogent le droit de redéfinir la réalité, en fonction de choix privés qu’ils veulent imposer à tous par la contrainte légale. Voilà le vrai visage de la sociale-démocratie. Bien sûr, la loi actuelle est imparfaite, elle pénalise le mariage religieux, elle accorde des privilèges aux uns et aux autres. D’où l’habileté rhétorique de l’expression « mariage pour tous » qui flatte les penchants égalitaires des Français. Mais derrière ce bon mot, se cache en fait une mascarade, la négation pure et simple du réel par des factions idéologiques bien organisées.

Petit rappel : http://nicomaque.blogspot.fr/2012/11/separer-le-mariage-traditionnel-de-letat.html 

Citations pour 2013 : Ron Paul


Ron Paul et la doctrine sociale catholique

Par Walter Block, traduction Damien Theillier

Défense de la vie
Le Dr Paul a mis au monde 4.000 bébés. Au début de sa carrière médicale, il a été choqué de la façon inhumaine dont notre société traite ces jeunes membres de notre espèce. Il a été particulièrement horrifié par des avortements tardifs. Ce gynécologue-obstétricien est simplement le plus fidèle défenseur de la vie, à côté du pape lui-même. Il s’oppose à la peine de mort et ses positions anti-impérialistes sur la guerre sont parfaitement en harmonie avec sa philosophie pro-vie.

Subsidiarité
La doctrine sociale catholique soutient la décentralisation. Toutes choses étant égales, la préférence doit être donnée au plus bas niveau possible de l’organisation : d’abord, l’individu et la famille, la communauté, l’église et d’autres groupes de bénévoles, la ville, l’État et, enfin, mais rarement le gouvernement national, et encore moins les mouches du coche de ce monde. En ce qui concerne cette doctrine, le nom de cet homme devrait vraiment être « Ron Subsidiarité Paul ». N’a-t-il pas insisté pour que ce soit le Congrès (un niveau inférieur de gouvernement), et non le président seul (un niveau plus élevé), qui déclare la guerre, tel que stipulé dans la Constitution des États-Unis ? N’a-t-il pas cherché à saper l’arrêt Roe vs Wade en permettant à chacun des 50 Etats de décider sur cette question, plutôt qu’au gouvernement fédéral ? N’a-t-il pas suivi la même politique pour mettre fin à notre folle (et raciste) guerre contre la drogue ?

Option préférentielle pour les pauvres
Membre du Congrès, Paul favorise le système de libre entreprise. Le capitalisme de laissez-faire (très opposé au capitalisme de copinage avec le pouvoir), est à la fois le dernier et le meilleur espoir pour les pauvres. Peu de gens ont fait mieux pour lutter contre la pauvreté que Bill Gates, Ray Kroc et Wal-Mart. La main invisible d’Adam Smith l’a dit mieux que quiconque : sous un gouvernement limité à la protection des droits, les gens sont conduits par leur propre intérêt à promouvoir le bien public qui, par excellence, implique l’enrichissement des pauvres.

Doctrine de la guerre juste
Prenons seulement deux éléments de cette philosophie :
  • La guerre comme dernier recours. Toutes les options non-violentes doivent être épuisées avant que l’utilisation de la force soit justifiée.
  • La légitime défense contre une attaque armée est toujours considérée comme une cause juste.
Est-ce que l’Irak, l’Afghanistan, l’Iran et la Libye nous ont attaqués ? Bien sûr que non. Il n’y a pas de légitime défense ici. La monstruosité morale du 11 Septembre 2001 a été perpétrée principalement par des Saoudiens ; il s’agissait d’un retour de bâton des invasions américaines antérieures. Comment peut-on maintenir des troupes américaines dans 130 pays différents et se réconcilier avec la théorie catholique de la guerre juste, demande Paul.
Objection
L’opposition de Paul à la guerre laisserait notre pays sans défense. Non-sens. Il s’oppose à l’impérialisme, pas à la légitime défense. Sa politique nous laisserait plus en sûreté. Nos militaires ne devraient pas chercher à détruire des monstres étrangers, mais plutôt à se déployer sur nos côtes afin de mieux nous protéger. Si nous arrêtions de remuer les nids de frelons à l’étranger, peu d’entre eux viendraient ici pour nous attaquer.

Règle d’or
La règle, «faire à autrui ce que vous voudriez qu’ils fassent pour vous », tout en n’étant pas typiquement catholique, y est certainement incluse et trouve une place importante dans cette tradition religieuse. Ron Paul dit toujours des choses comme, « aimerions-nous, qu’ils nous fassent ce que nous faisons chez eux ? (bombarder des femmes et des enfants innocents, envahir d’autres pays, implanter nos bases militaires là-bas). Cette façon d’analyser le monde est en harmonie avec la tradition catholique.

*Article paru dans le journal étudiant Maroon de Loyola University, New Orleans

A lire aussi : Ron Paul et l’avortement

Ron Paul, le Bastiat américain !

Le 31 mars 2012, Ron Paul est interviewé par Larry King sur CNN. Il réagit notamment aux propos de Michael Moore :

 A lire : https://www.contrepoints.org/2012/02/19/69739-ron-paul-le-prophete

Qui sont les libertariens ?

Par Damien Theillier 

Saviez-vous que Jimmy Wales, l’inventeur de Wikipédia, est un libertarien ? Il assure qu’il a conçu son encyclopédie sur le modèle de l’ordre spontané du prix Nobel d’économie Friedrich Hayek et se dit grand lecteur d’Ayn Rand[1]. Il en va de même pour les concepteurs de South Park ou des Simpson : la romancière et philosophe Ayn Rand apparaît régulièrement dans les épisodes de ces séries de cartoons.

Dans Libertarianism : A Primer [Abécédaire du libertarianisme, non traduit en français], David Boaz, vice-président du Cato Institute, un influent think tank libertarien, définit le libertarianisme comme « l’idée que chacun a le droit de vivre sa vie comme il l’entend tant qu’il respecte les droits d’autrui, qui sont les mêmes que les siens. » 

Longtemps marginalisés sur la scène politique américaine, les libertariens ont aujourd’hui le vent en poupe. Dans leur viseur : l’Etat fédéral et l’administration Obama. Lors d’un sondage Gallup réalisé en 2009, 23 % des Américains pouvaient être assimilés à des libertariens, contre 18 % en l’an 2000. Le mouvement Tea Party, dont le mot d’ordre est « moins de gouvernement, moins d’impôt » est ce qui ressemble le plus à un mouvement libertarien de masse dans l’histoire récente.
Ron Paul, représentant du Texas (sud), célèbre libertarien candidat à l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle de 2012, assure que les Américains sont désormais prêts à partager ses idées.  

Qui est Ron Paul ? 

En France, le journal Le Monde lui a consacré un article en janvier 2011, expliquant que l’économiste français Frédéric Bastiat était son « maître à penser ». Ex-candidat à la présidentielle de 2008, élu à la Chambre des représentant depuis des décennies, Ron Paul (75 ans) a été nommé en 2011 à la présidence de la sous-commission parlementaire chargée de contrôler la Réserve fédérale. Il réclame « la fin de la Fed » (la banque centrale américaine) et le retour à l’étalon-or. Ces positions ont fait de lui une icône du mouvement Tea Party, composé pour moitié de libertariens et pour moitié de conservateurs traditionnels. 
Son fils, Rand Paul (48 ans), a été élu en novembre dernier sénateur républicain du Kentucky. Tous deux sont médecins et tous deux s’opposent aux mesures interventionnistes de l’Etat fédéral, comme le programme de sauvetage des institutions financières, le plan de relance économique et la réforme Obama du système de santé. Depuis son élection, Rand Paul a déjà associé son nom à un projet de loi anti-avortement visant à déclarer que l’embryon était une personne dès le moment de sa conception. Surprenant pour un défenseur acharné des libertés individuelles ? Le libertarianisme ne se laisse pas facilement ranger dans des catégories toute faites. 
Êtes-vous libertarien, conservateur ou socialiste ?
Il existe aujourd’hui un autre choix que la droite ou la gauche. Les socialistes défendent en général les libertés civiles, mais veulent que l’État contrôle les affaires économiques. Les conservateurs inversent cette tendance, en prônant une plus grande liberté économique, mais sont désireux de contrôler la vie privée. Les libertariens préconisent un maximum de liberté individuelle et économique compatible avec le respect d’autrui. Les libertariens ne sont ni « de gauche » ni de « droite » ni même une combinaison des deux. Ils pensent que, sur chaque question, chacun a le droit de décider pour lui-même ce qui est meilleur pour lui et d’agir selon ses préférences, tant qu’il respecte le droit des autres à faire de même.

Arthur Gautier, dans un article récent sur la morale des libertariens, expliquait que « le problème principal de l’axe gauche-droite est qu’il ne laisse aucune place à la pensée libérale, celle-ci ne pouvant être rangée ni avec l’égalitarisme de la gauche, ni avec le nationalisme de la droite. En son temps, l’économiste et député libéral Frédéric Bastiat votait tantôt avec la gauche, tantôt avec la droite, selon le projet de loi discuté. » 

Aux Etats-Unis, le bipartisme ne permet pas de troisième voie ou de parti politique indépendant. C’est pourquoi David Nolan, fondateur du Libertarian Party en 1971, a eu l’idée de créer un diagramme qui ajoute à l’axe gauche-droite un deuxième axe liberté-contrainte. De cette façon, explique Arthur Gautier, « la pensée libérale trouve enfin sa place sur l’échiquier politique. »
Les libertariens ont le vent en poupe
Récemment, le Courrier International publiait un dossier intitulé « Les libertariens en vedette » (Courrier international, n° 1058 du 10 au 16 février 2011). Il y était décrit que pour les libertariens, la liberté individuelle est la valeur politique dominante. Ce qui n’exclut pas qu’il y en ait d’autres ! Et c’est d’ailleurs pourquoi, il y a des différences de sensibilité entre libertariens, notamment sur l’avortement, les drogues dures, la défense nationale, l’immigration…
L’hebdomadaire soulignait : « comme toute philosophie politique, le libertarianisme renferme des milliers de courants, depuis les anarchistes qui veulent abolir l’Etat jusqu’aux conservateurs (…). La ligne libertarienne classique est que les seules activités auxquelles un gouvernement devrait se limiter sont l’entretien d’une armée de métier, le maintien de la sécurité du pays et l’organisation du système judiciaire. Rien d’autre. C’est ce qu’on appelle le minarchisme ».
Le libertarianisme est un courant qui est né dans les années 60 en opposition à la croissance ininterrompue de l’État au cours du XXe siècle. Mais il puise ses sources philosophiques dans l’histoire des États-Unis depuis ses origines. Selon le journal, « la révolution américaine a été un mouvement libertarien contre le pouvoir de la couronne britannique. La Constitution américaine est un texte libertarien qui limite le rôle de l’Etat à la couverture des besoins les plus basiques de la société en lui fournissant un corps législatif pour adopter des lois, un système judiciaire pour les interpréter et une armée pour la protéger (quoique certains des Pères fondateurs, comme Alexander Hamilton, aient voulu centraliser le pouvoir). »

Le politologue Sébastien Caré y a consacré un ouvrage[2] dans lequel il écrit, « les libertariens ne prétendent pas inventer une philosophie politique, mais plutôt réhabiliter la pensée libérale. Ils opèrent une mutation du libéralisme classique (…) en généralisant ses principes, autrement dit en projetant la logique du marché dans toutes les sphères de la vie sociale et en les subvertissant, en faisant de la défense des libertés une lutte incessante contre l’Etat. » 

Aux Etats-Unis, un parti libertarien existe depuis 1970. Ce parti reste très minoritaire face aux deux grands partis traditionnels. Mais il arrive à présenter un candidat à chaque élection présidentielle. En fait, le véritable impact des idées libertariennes passe au travers d’Internet, de réseaux intellectuels informels et de think tanks comme le Cato Institute.
L’éthique libertarienne
Revenons à David Boaz. Dans un article de 1997[3], il proposait quelques éléments d’éthique « libertarienne » :
  • Droits des individus : les « libertariens » sont attachés au droit de chacun à la vie, à la liberté et à la propriété – que tout un chacun possède naturellement et ce, bien avant la création des gouvernements. Ces droits ne sont pas concédés par un gouvernement ni par la société ; ils sont inhérents à la nature de l’être humain. Dans cette optique, toutes les relations humaines doivent être volontaires. Les seules actions que la loi puisse interdire relèvent de l’usage unilatéral de la force – dans les cas de meurtre, viol, vol, rapt et fraudes.
  • Autorité de la loi : la doctrine « libertarienne » n’est ni libertinage, ni hédonisme. Loin de prétendre que « tout un chacun peut faire ce qu’il veut sans que quiconque puisse y redire », elle propose une société de liberté dans le cadre de la loi, où les individus peuvent vivre à leur guise tant qu’ils respectent les mêmes droits chez autrui.
  • Un gouvernement au pouvoir restreint : Les « libertariens » veulent diviser et limiter le pouvoir que le peuple délègue au gouvernement. Imposer des limites au gouvernement est le fondement politique de la doctrine « libertarienne ».
  • Liberté des marchés : Le droit de propriété entraîne celui de l’échanger par consentement mutuel. À des individus libres correspond le système économique des marchés libres, indispensables à la création de richesses.
  • Vertus de la production : les « libertariens » défendent le droit qu’ont ceux qui produisent de garder ce qu’ils gagnent, contre une nouvelle catégorie de politiciens et bureaucrates qui veulent s’emparer de leurs gains pour les redistribuer à ceux qui ne l’ont pas produite.
  • Harmonie des intérêts : les « libertariens » croient à l’existence d’une harmonie naturelle d’intérêts parmi les membres pacifiques et producteurs d’une société équitable. (…) C’est seulement lorsque le gouvernement se met à distribuer des récompenses à la suite de pressions politiques que se développent des conflits entre groupes, que s’exacerbe la course au pouvoir politique.
  • Paix : Les « libertariens » se sont toujours farouchement opposés au fléau qu’est la guerre. (…) Certes les hommes et femmes libres ont à maintes reprises eu à défendre leurs sociétés contre les menaces étrangères ; mais l’histoire du monde démontre que la guerre s’est faite le plus souvent l’ennemie commune des tenants de la paix et de la productivité dans les deux camps.
Damien Theillier (article publié sur 24HGold)
[1] Ayn Rand est l’auteur du roman Atlas Shrugged, considéré comme une référence littéraire et philosophique par tous les libertariens
[2] Les libertariens aux Etats-Unis : Sociologie d’un mouvement asocial, Presses Universitaires de Rennes, 2010
[3] The Coming Libertarian Age
A consulter :
http://www.libertarianism.org/ (en anglais)
http://www.institutcoppet.org/2011/07/25/les-libertariens-aux-etats-unis-par-sebastien-care/
http://www.institutcoppet.org/2011/12/23/ron-paul-la-revanche-du-liberalisme-classique%E2%80%8E/

Ron Paul, Liberty Defined, 2011, Appendice :

Les dix principes d’une société libre :
  1. Les droits appartiennent aux individus, pas à des groupes ; ils découlent de notre nature et ne peuvent être ni accordés ni supprimés par le gouvernement.
  2. Toutes les associations pacifiques et volontaires de nature économique ou sociale sont autorisées ; le consentement est la base de l’ordre économique et social.
  3. Tout bien justement acquis est la propriété privée d’individus ou de groupes volontairement constitués, et cette propriété ne peut être arbitrairement supprimée par les gouvernements.
  4. Le gouvernement ne peut redistribuer les avoirs privés ni consentir des privilèges particuliers à tout individu ou groupe.
  5. Les individus sont responsables de leurs actes ; le gouvernement ne peut et ne doit pas nous protéger de nous-mêmes.
  6. Le gouvernement ne doit pas s’arroger de monopole sur l’argent d’un peuple et il ne doit jamais s’adonner à la fausse monnaie, même au nom de la stabilité macroéconomique.
  7. Les guerres d’agression, même si elles sont qualifiées de préventives, et même si elles ne concernent que des relations commerciales, sont interdites.
  8. Le pouvoir législatif du jury, c’est à dire le droit des jurés de juger la loi aussi bien que les faits, est un droit du peuple et la norme des tribunaux.
  9. Toutes formes de servitude involontaire sont interdites, pas seulement l’esclavage mais aussi la conscription, l’association forcée et la distribution imposée de subsides.
  10. Le gouvernement doit respecter la loi qu’il demande aux autres de respecter et par  conséquent il ne doit jamais faire usage de la force pour inciter à des comportements, manipuler des arrangements sociaux, gérer l’économie, ou dire à d’autres pays comment ils devraient se comporter.

Le "Very Best Of" de Frédéric Bastiat est arrivé !

Le « Very Best Of » à télécharger
(bientôt en librairie)

Pour en savoir plus sur la campagne Bastiat2012 :
Bastiat 2012 en 5 questions
Les affiches de campagne

Au passage, c’est l’occasion de découvrir le Bastiat américain (qui se revendique lui-même de l’héritage du Français) :

La revanche du libéralisme classique (article paru dans Le Monde)
Ron Paul : le Prophète (traduction d’un article du Time Magazine)
La France pour Ron Paul 2012 (le site)
Vidéos sous-titrées sur Youtube

Ron Paul et l’avortement

Par Damien Theillier

Professeur de philosophie à Paris et président de l’Institut Coppet.
On s’étonne parfois d’apprendre que Ron Paul, candidat libertarien à la primaire républicaine, est opposé à l’avortement. Comment un libertarien peut-il ne pas être « pro-choice » ? 
Pourtant son point de vue est sans ambiguïté : 

« Some people believe that being pro-choice is being on the side of freedom. I’ve never understood how an act of violence, killing a human being, albeit a small one in a special place, is portrayed as a precious right » (Liberty Defined).

Le libertarianisme, en tant que philosophie politique, n’a rien à dire sur ce sujet de l’avortement, au moins dans un premier temps. En effet, l’avortement est d’abord une question de philosophie morale pure, qui repose sur la considération du statut ontologique de l’embryon. S’agit-il seulement de quelques cellules, comme une verrue ou un kyste ? Ou bien est-il question d’un être humain, même en devenir ? Seul un être humain à part entière est sujet de droit. Est-ce le cas de l’embryon ? Comme sur de nombreux sujets de morale, il y a place pour un débat sur ce sujet au sein de la famille libertarienne. Chacun, en tant qu’individu qui réfléchit, doit faire appel à sa raison pour répondre à cette question.
Là où les libertariens défendent une vision commune, c’est concernant la loi. Et selon la tradition libérale classique, à laquelle se rattache le courant libertarien, la loi n’a pas à se prononcer sur les comportements individuels, tant qu’ils ne portent pas atteinte aux droits d’autrui. La loi a une fonction exclusive : assurer le respect des droits individuels et punir les atteintes à ces mêmes droits. 
A partir de là, on peut envisager deux hypothèses :
– soit l’on considère, comme Ron Paul, que l’embryon est un être humain en devenir, sujet de droits et dans ce cas la loi des Etats doit s’opposer à l’avortement. 
– soit l’on considère l’avortement comme un acte médical neutre et amoral. Alors la loi n’a rien à dire là-dessus : elle ne doit ni le pénaliser, ni le dépénaliser, ni même le légaliser

Par ailleurs le financement de l’avortement par la sécurité sociale ou les impôts est, dans tous les cas de figure, un abus.
De plus, Ron Paul est un « constitutionnaliste ». Cela signifie qu’il défend une interprétation stricte de la Constitution. Il affirme : « Il n’y a aucun argument sérieux fondé sur le texte de la Constitution fédérale elle-même qu’un droit à l’avortement existe. Il n’y a pas un mot dans le texte de ce document, ni dans aucun de ses amendements, qui aborde l’avortement ». Le gouvernement fédéral n’a donc pas juridiction sur l’avortement, c’est aux États de trancher.
Comme Ron Paul, je suis personnellement convaincu que la vie humaine, avec ses droits inaliénables, commence dès la conception et que l’avortement est donc immoral. Si on me demande pourquoi, j’ai l’habitude de développer devant mes élèves l’argument suivant :
Au XVIe siècle, Las Casas a combattu l’esclavage des Indiens par les conquérants espagnols. Dans sa controverse avec Sepulveda à Valladolid, il affirme que, bien que les Indiens n’ont pas encore atteint le même degré de civilisation technologique et les connaissances scientifiques des Espagnols, ils ont le potentiel pour l’atteindre si on leur donne le temps et l’opportunité. Un être humain ne peut donc jamais être considéré comme « sous humain » en raison de son faible développement s’il possède le potentiel pour atteindre un degré supérieur de développement dans le futur. La potentialité d’atteindre un niveau complet de développement est un indice suffisant pour établir la nature d’un être.
Ce raisonnement peut être appliqué à l’embryon. Ainsi, le fait que l’embryon ait le potentiel pour atteindre un degré complet de développement humain est suffisant pour établir son humanité. Le fait qu’il n’ait pas encore atteint son plein développement n’est pas l’indice d’une nature inférieure, mais seulement une indication de son immaturité. Un enfant à naître ne peut donc pas être considéré comme « sous-humain », pas plus que les Indiens. Il a les mêmes droits que n’importe quelle personne humaine et ses droits doivent être protégés.
Si donc l’avortement est bien une agression contre un être humain en développement, pleinement sujet de droits, alors il est de la compétence du législateur de l’interdire, au même titre que le crime, le viol ou toute autre atteinte aux droits fondamentaux de la personne.
Pour autant, on ne peut pas forcer une femme à garder un enfant dont elle ne veut pas. Elle doit alors pouvoir le donner à des couples sans enfant. L’alternative à l’avortement c’est l’adoption. Malheureusement l’’Etat s’est arrogé le monopole du marché de l’adoption. Il y a tellement de réglementations en France qu’adopter devient quasiment impossible, toujours à cause de cette fausse philanthropie du législateur qui se croit chargé de faire le bonheur de l’humanité ! Il est temps de privatiser ce marché et de confier à des associations familiales indépendantes (non subventionnées comme elles le sont aujourd’hui !) le soin de gérer ce marché en édictant des règles déontologiques protégeant les enfants contre tout abus.
A lire en anglais :
Liberty defined, par Ron Paul. Cf. chapitre qu’il consacre à l’avortement et dont on peut lire un long extrait ici :
En français :

Une leçon de philosophie politique

http://www.youtube.com/watch?v=CUs1FAaMNDA&feature=user

Ron Paul vient d’accorder, le 2 février 2008, un entretien au réseau social Myspace.com, sur lequel il arrive en tête des sondages pour les candidats républicains.

Ce débat avec des étudiants est un modèle du genre. Ron Paul fait preuve d’une grande pédagogie surtout d’une capacité à élever le débat à des hauteurs philosophiques peu communes pour un candidat à l’élection présidentielle.

Ron Paul est un constitutionnaliste, attaché à la responsabilité individuelle, favorable à un gouvernement fédéral limité et à une politique étrangère non-interventionniste, il se revendique avant tout comme un conservateur fidèle aux idéaux de Thomas Jefferson. Il est le seul élu au Congrès à avoir systématiquement voté contre l’intervention militaire en Irak et contre les législations anti-terroristes qui ont suivi l’attentat du 11 septembre 2001.

Cette politique anti-guerre lui vaut une assez grande popularité, notamment chez tous les pacifistes. Mais bien peu savent que Ron Paul est pour le droit à la vie (prolife), pour le droit au port d’armes, contre le mariage homosexuel (et l’adoption homoparentale) et qu’il défend aussi une politique économique et monétaire non-conformiste : pour de faibles taxes, pour des marchés libres et pour l’abolition de la réserve fédérale (la banque centrale américaine, voir ici pour une analyse détaillée).

Il est inconnu en France, les médias n’en parlent jamais. Il faut désormais aller sur internet pour obtenir un minimum d’informations libres et objectives…

On peut lire son programme en français ici


Pour ceux qui sont allergiques à l’anglais, lire ci-dessous, la traduction d’un entretien avec l’animateur de talk-show Bill Maher le 30 mars 2007 :

POUR UNE POLITIQUE ETRANGERE DE NON-INTERVENTION
Ron Paul : Nous savons depuis quelques dizaines d’années que notre politique étrangère américaine engendre ce que la CIA appelle des retours de feu (blowback), des conséquences inattendues. On peut remonter en 1953 quand les Etats-Unis ont mis le Shah au pouvoir en Iran, au support de Ben Laden en radicalisant l’islamisme pour affaiblir l’Union Sovietique. Cela nous est revenu comme un boomerang. Egalement notre support à Saddam Hussein dans les années 80. C’est pourquoi je suis en faveur d’une politique non-interventionniste, de s’occuper de nos propres affaires et rester en dehors des affaires intérieures des autres nations.

LA BETISE DE L’AMERIQUE
Bill Maher : La semaine juste après 9/11, la grande question était pourquoi nous détestent-ils? Et nous avons juste oublié cela en décidant « ils sont les méchants (evil), nous sommes les bons (good). Pourquoi pensez-vous que l’Amérique est aussi bête (dum)?
Ron Paul : Pas tous les américains. Nous sommes tous les deux américains.
Bill Maher : Si l’Amérique était un pays plus intelligent, ne seriez vous pas en tête des sondages?
Ron Paul : Il faudrait pour cela lever 100 Millions de dollars, l’argent parle de nos jours…

LES BIENFAITS DE L’AMERIQUE ET LA FORCE
Bill Maher : Kennedy et Clinton étaient aimés dans le monde entier lorsqu’ils voyageaient…
Ron Paul : Je pense que ce que nous devons chercher c’est le respect. C’est ce dont nous avons besoin et c’est ce que nous n’avons pas. Je n’ai pas de problème avec la position théorique des néo-cons de répandre la bonne parole sur les bienfaits (goodness) de l’Amérique. Mais pas avec la force. Nous devrions répandre cette bonne parole en montrant le bon exemple, en remettant de l’ordre dans notre propre maison, en étant sûr que les libertés civiles sont meilleures ici. (…) La force ne marche pas, la persuasion par l’exemple marche.

LE CANDIDAT DE LA PAIX
Ron Paul : La paix est un message puissant, en particulier après la guerre. Les gens réalisent combien de personnes sont mortes et combien cela coûte. Et c’est pourquoi je pense que le peuple est prêt pour un message qui affirme que nous n’avons pas besoin d’être dans ce bordel (mess). La logique nous dit que l’on peut faire un monde meilleur plus facilement qu’en causant des guerres.

POLITIQUE D’ABORD !
Bill Maher : Les républicains en général et Rodolph Guiliani répètent qu’ils (les terroristes) nous détestent à cause de notre liberté.
Ron Paul : C’est notre politique étrangère qui est fautive. Ce ne sont pas les américains qui seraient les victimes d’individus méchants, monstrueux et meurtriers (…). C’est la faute des responsables politiques. C’est la politique qui compte.

Commentaire personnel :
Je suis assez mitigé sur l’idée que la politique américaine serait la seule responsable du terrorisme. Je crois que Ron Paul sous-estime le facteur idéologique lié à l’islamisme. Celui-ci remonte au début du XXe siècle, à l’époque ou les USA étaient non-interventionnistes.

D’autres vidéos de Ron Paul :

http://www.oodora.com/life-stories/personal-commentary/why-you-should-vote-for-ron-paul.html

http://www.youtube.com/watch?v=FPaFWUaF-uA&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=qQ3-Xa2Ivxg&feature=user

http://www.youtube.com/watch?v=YlX7wzERSwM

http://www.youtube.com/watch?v=9fv1DqIen28&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=4n3g5lUgkWk&feature=related

« A la fois Jefferson et Washington nous ont mis en garde contre le danger de se mêler des affaires des autres nations. Aujourd’hui nous avons des troupes dans 130 pays. Nous sommes tellement dispersés que nous avons trop peu de troupes pour défendre l’Amérique. Et maintenant, il y a de nouveaux appels pour enrôler des jeunes hommes et femmes. […] Trop souvent nous aidons financièrement et intervenons pour des gouvernements qui sont méprisés. En conséquence, nous sommes méprisés. Trop souvent nous avons supporté des groupes qui se sont retournés contre nous, comme les kosovars qui aident les terroristes islamiques, ou les afghans djihadistes directement, et leur ami Oussama Ben Laden. Nous les avons armé et entraîné, et maintenant nous en payons le prix. En même temps, nous ne devons pas nous isoler. La générosité du peuple américain a été ressentie partout dans le monde. Beaucoup ont remercié Dieu pour cela, dans de nombreuses langues. Il nous faut une Amérique forte, promouvant la liberté du commerce, des voyages, des communications et la diplomatie avec les autres nations. »
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