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Archives de Catégorie: marxisme

LA MALADIE ÉTATISTE DU PEUPLE PRÉDITE ET ANALYSÉE PAR BASTIAT IL Y A 150 ANS

178570_422701024440255_901340338_o (2)Jacob SHER *

« Examinons ce que vaut, d’où vient et où aboutit cette aspiration populaire qui prétend réaliser le Bien général par la Spoliation générale. » Frédéric Bastiat La Loi, 1850

L’Humanité tire des leçons de certaines expériences, moins des autres, se débarrasse de certaines maladies, mais en contracte de nouvelles… Une vieille maladie persiste, semble inguérissable… Elle secoue certains États démocratiques et empêche les États ex-socialistes de retrouver leur santé. Cette maladie se manifeste, par exemple, en France, par de périodiques convulsions de la société, par des grèves quasi-révolutionnaires, par des manifestations de masse, où des foules exigent de l’État-patron, de l’État-caissier des cadeaux, des faveurs et la réduction des prélèvements. Car le Grand, le Puissant, l’Omniprésent, l’Obèse État-Providence s’y occupe de tout, est responsable de tout, et le peuple en attend tout, le rend responsable de toute misère, de tout dysfonctionnement ou déficit. Croyant en l’État, le peuple demande tout de lui, et cette demande même rend l’État de plus en plus envahissant. On pourrait nommer cette maladie – maladie étatiste du peuple. Si elle ne touche pas tout le peuple, elle contamine fortement ce que les socialistes appellent « le peuple de gauche », et donc, en général, rend malades les nations où la gauche est forte. Quant au monde socialiste, les masses y ont été, par la terreur d’État, privées de responsabilité pendant des décennies, et, habitué à la passivité, le peuple immobile attend à présent, au milieu des ruines de la société collectiviste, des solutions de l’État. Lire la Suite →

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La philosophie de Marx vue à travers Kierkegaard

Retrouvez les travaux de mes élèves ici : http://fr.slideshare.net/damienth/presentations

http://fr.slideshare.net/damienth/slideshelf

Fiche de lecture sur la philosophie de l’histoire (terminales)

strauss La philosophie politique et l’histoireFiche de lecture sur la philosophie de l’histoire (à destination de mes élèves de terminale)

Par Damien Theillier

Leo Strauss (1899-1973), La philosophie politique et l’histoire (de l’utilité et des inconvénients de l’histoire pour la philosophie), traduction et présentation d’un ensemble de textes choisis de Strauss sur l’idée d’histoire, le Livre de Poche, 2008.

Extrait étudié : début de l’introduction du traducteur, Olivier Sedeyn, spécialiste de la pensée de Leo Strauss : Le sens de l’histoire.

L’ouvrage

Ce livre est une anthologie des meilleurs textes de Leo Strauss, dont certains extraits de Droit naturel et histoire, son grand livre de 1953. Il montre comment, dès sa naissance, la modernité change radicalement la philosophie en substituant l’Histoire à la nature (le Cosmos) et en introduisant le relativisme historique. Le texte intitulé « Définir la Modernité : Modernité et historicisme » (ou « Les trois vagues de la Modernité »), est une excellente introduction à la crise de la philosophie politique moderne.

L’auteur Lire la Suite →

Relativisme et polylogisme selon Ludwig von Mises

ludwig-von-mises-john-lLe polylogisme s’oppose à l’universalisme c’est-à-dire à l’idée qu’il existe des vérités universelles que la raison peut reconnaître.  Or, selon Mises :

« Au cours du XIXe siècle, ce fait indéniable a pourtant été contesté. Marx et les marxistes (…) ont enseigné que la pensée est déterminée par la situation de classe de celui qui pense. Ce que la pensée produit n’est pas la vérité, mais des idéologies. Ce mot signifie, dans le contexte de la philosophie marxiste, un déguisement de l’intérêt égoïste de classe à laquelle appartient l’individu qui pense. C’est pourquoi il est inutile de discuter quoi que ce soit avec des personnes d’une autre classe sociale. Les idéologies n’ont pas besoin d’être réfutées par un raisonnement déductif ; elles doivent être démasquées en dénonçant la situation de classe, l’arrière-plan social de leurs auteurs. Ainsi les marxistes ne discutent pas les mérites des théories physiques ; ils dévoilent simplement l’origine bourgeoise des physiciens. »

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La redécouverte de la nature humaine par la biologie évolutionniste (1)

comprendre-la-nature-humaineCertains scientifiques aujourd’hui avancent que des comportements culturels complexes comme la famille, le langage ou les normes morales ne seraient pas des constructions sociales arbitraires mais des réponses biologiques adaptatives qui ont émergées lentement au cours du temps au point de constituer des invariants naturels et universels. Une accumulation de preuves empiriques tous azimuts vient désormais à l’appui de cette idée que tout n’est pas acquis et que la part de l’inné serait bien plus grande qu’on ne pensait.

Pour de nombreux philosophes et chercheurs, pourtant, tout comportement humain est compris comme « socialement construit », c’est-à-dire déterminé par des normes culturelles modelant le comportement après la naissance. Selon eux, l’esprit au départ serait semblable à une feuille blanche ou à une « table rase » et ne se construirait ensuite qu’à travers l’expérience, l’histoire, le vécu. Qui considère encore aujourd’hui le comportement comme fondé sur la nature plutôt que sur la culture ?

Pourtant, s’il n’existe pas quelque chose comme une nature humaine stable pour sous-tendre le comportement social, alors peut-il exister un quelconque critère permettant de juger une politique donnée ? Certaines institutions sont adaptées à la nature humaine et d’autres non. Pour en juger il faut disposer d’un concept de nature humaine. Pour fonder un ordre social juste et durable, il faut être capable de déterminer un certain nombre de traits universels et intrinsèques propres à l’homme. Lire la Suite →

#338

‎ »Le socialisme marxiste demeurera sans doute toujours un prodige pour les historiens de l’opinion – comment une doctrine si illogique et si terne peut-elle avoir exercé une influence si profonde et durable sur l’esprit des hommes, et, à travers eux, sur les événements de l’histoire. »

— John Maynard Keynes

Source : The End of Laissez-faire (1926)

V.O. : « Marxian Socialism must always remain a portent to the historians of Opinion — how a doctrine so illogical and so dull can have exercised so powerful and enduring an influence over the minds of men, and, through them, the events of history. »

#216

« Le marxisme est tout à fait une religion, au sens le plus impur de ce mot. Il a notamment en commun avec toutes les formes intérieures de vie religieuse le fait d’avoir été continuellement utilisé, selon la parole si juste de Marx, comme l’opium du peuple. »

— Simone Weil

Source : …

#208

« Je suis resté socialiste pendant plusieurs années encore, même après mon refus du marxisme. Et si la confrontation du socialisme et de la liberté individuelle était réalisable, je serais socialiste aujourd’hui encore. Car rien de mieux que de vivre une vie modeste, simple et libre dans une société égalitaire. Il me fallut du temps avant de réaliser que ce n’était qu’un beau rêve ; que la liberté importe davantage que l’égalité; que la tentative d’instaurer l’égalité met la liberté en danger; et que, à sacrifier la liberté, on ne fait même pas régner l’égalité parmi ceux qu’on a asservis. »

— Karl Popper

Source : La Quête Inachevée (Unended Quest: An Intellectual Autobiography)

#175

« En définitive, on arme le travail contre le capital ; tant mieux, si ces deux puissances sont antagoniques ; mais, si elles sont harmoniques, la lutte est le plus grand des maux qu’on puisse infliger à la société. »

— Frédéric Bastiat

Source : Oeuvr. compl. Paris, 1873, t. II, p. 29

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