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Archives de Catégorie: marche

Mandeville : l’homme du diable ?

mandevilleL’éditeur Berg International réédite, dans sa petite collection, la célèbre Fables des abeilles de Bernard Mandeville, avec une postface de Damien Theillier. Présentation :

« Man Devil », tel fut le surnom donné ironiquement à cet écrivain d’origine française, né en 1670 à Rotterdam. Ses parents étaient huguenots et s’étaient réfugiés en Hollande, fuyant les persécutions religieuses. Par la suite, Mandeville s’installa comme médecin à Londres et y écrivit ses livres en anglais. Il traduisit d’abord les fables de La Fontaine en anglais. Et en 1705 il publia lui-même une fable, La Ruche mécontente, ou les coquins honnêtes gens. En 1714, la fable fut rééditée, mais accompagnée de vingt Remarques.

La page de titre de cette édition de 1714 est la suivante : « La Fable des Abeilles ou les vices privés font le bien public contenant plusieurs discours qui montrent que les défauts des hommes, dans l’humanité dépravée, peuvent être utilisés à l’avantage de la société civile, et qu’on peut leur faire tenir la place des vertus morales ». Lire la Suite →

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Séminaire sur l’école autrichienne à Stanislas

séminaire école autrichienne

1ère conférence, Marian Eabrasu sur la théorie autrichienne des cycles :

Voir la vidéo et le diaporama ici

2ème conférence, Gabriel Gimenez-Roche sur Keynes à l’épreuve de Hayek :

Voir la vidéo ici

L’invention des institutions de la liberté en Europe

starkCet article propose une explication originale de l’émergence en Europe, à partir du XVIIe siècle, de la liberté politique et économique et, par conséquent, du capitalisme moderne (capitalisme d’entreprise). Première raison, le territoire européen était fragmenté et favorable au polycentrisme et à la concurrence institutionnelle. Seconde raison, « l’éthique de la liberté », condition de possibilité du développement économique, a pu se répandre sur le territoire européen parce que l’Europe avait été unifiée entre le V° et X° siècles par la religion chrétienne, laquelle est favorable à la reconnaissance de cette éthique de la liberté.

Parmi les références citées dans l’article, nous recommandons tout particulièrement Rodney Stark, professeur de sciences sociales à l’université Baylor, à Waco (Texas), traduit aux Presses de la Renaissance : Le triomphe de la raison : Pourquoi la réussite du modèle occidental est le fruit du christianisme, 2006. Ce livre étant épuisé, j’en mettrai bientôt quelques extraits en ligne.

L’INVENTION DES INSTITUTIONS DE LA LIBERTE EN EUROPE : FRAGMENTATION POLITIQUE FRAGMENTATION TERRITORIALE ET LA RELIGION

François Facchini[1]

Publié dans Economie Appliquée Tome LXI – N°1, mars 2008, pp.71 – 106 Lire la Suite →

La main visible de l’éthique et la main invisible du marché. Par Douglas Rasmussen

couv de norms of libertyTraduction de Daniel Pavlic, Institut Coppet

Douglas Rasmussen* est professeur de philosophie à St. John’s University (New York City) . Il a notamment co-écrit en 2005 « Norms of Liberty: A Perfectionist Basis for Non-Perfectionist Politics«  (Pennsylvania State University Press).

L’idée selon laquelle les marchés sont guidés par une main invisible pour produire ordre et coopération a été avancée à maintes reprises. Une économie de marché s’appuie ainsi notamment sur des incitations et des intérêts mutuels pour produire un résultat harmonieux. Pourtant, un autre mode d’organisation sociale – peut-être plus ancien – existe et repose essentiellement sur la notion du « bien » et du « juste ». Ce dernier mode d’organisation peut être considéré comme une approche éthique. Cette approche éthique semble, contrairement aux marchés, organiser la société à partir de commandements et de directives autoritaires. Lire la Suite →

#342

« La question est toujours la même : le gouvernement ou le marché. Il n’y a pas de troisième solution. »

— Ludwig von Mises

Source : Planned Chaos (p. 28)(1951)

V.O. : « The issue is always the same: the government or the market.
There is no third solution. »

#324

« En apparence, il semble à beaucoup que le libre marché est un endroit chaotique et anarchique, alors que l’intervention du gouvernement impose des valeurs d’ordre et de communauté à cette anarchie. En fait, la praxéologie – l’économie – montre que la vérité est tout à fait l’inverse. »

— Murray N. Rothbard

Source : Man, Economy, and State with Power and Market (p. 1024)(1962)

V.O. : « Superficially, it looks to many people as if the free market is a chaotic and anarchic place, while government intervention imposes order and community values upon this anarchy. Actually, praxeology—economics—shows us that the truth is quite the reverse. »

#323

« Il n’y a d’autre forme de liberté et libéralité que celles qu’apporte l’économie de marché. »

— Ludwig von Mises

Source : Human Action (p. 280)(1949)

V.O. : « There is no kind of freedom and liberty other than the kind which the market economy brings about. »

#305

« La loi fondamentale du marche est : le consommateur a toujours raison. »

— Ludwig von Mises

Source : Economic Freedom and Interventionism (p. 6)(1957)

V.O. : « The fundamental law of the market is: the customer is always right. »

#304

« Au sein de la société du marché (libre), chacun sert tous ses confrères citoyens et chacun est servi par tous. C’est un système d’échange mutuel de services et de produits, un don et un gain mutuels. »

— Ludwig von Mises

Source : Omnipotent Government (p. 49) (1944)

V.O. : « Within the market society each serves all his fellow citizens and each is served by them. It is a system of mutual exchange of services and commodities, a mutual giving and receiving. »

#250

« L’ordre social capitaliste, par conséquent, est une démocratie économique au sens le plus strict du mot. En dernière analyse, toutes les décisions dépendent de la volonté des gens en tant que consommateurs. Ainsi, chaque fois qu’il y a un conflit entre les opinions des consommateurs et celles des chefs d’entreprises, les pressions du marché assurent que les opinions des consommateurs l’emportent au bout du compte. »

— Ludwig von Mises

Source : On the Manipulation of Money and Credit (p. 178) (1931)

V.O. : « The capitalistic social order, therefore, is an economic democracy in the strictest sense of the word. In the last analysis, all decisions are dependent on the will of the people as consumers. Thus, whenever there is a conflict between the consumers’ views and those of the business managers, market pressures assure that the views of the consumers win out eventually. »

#227

« Le processus économique ‘capitaliste’ peut être comparé à un plébiscite continu dans lequel chaque pièce de monnaie représente un scrutin et dans lequel les consommateurs, via leur demande, votent constamment pour décider quels types et quelles quantités de marchandises doivent être produites. »

— Wilhelm Röpke

Source : Economics of the Free Society (1963)

V.O. : « The ‘capitalistic’ economic process can be compared to a continuing plebiscite in which each piece of currency represents a ballot and in which the consumers, via their demand, are constantly voting to decide what types and amounts of goods shall be produced. »

#204

« C’est la soumission de l’homme aux forces impersonnelles du marché qui, dans le passé, a rendu possible le développement d’une civilisation qui sans cela n’aurait pu se développer ; c’est par cette soumission que nous participons quotidiennement à construire quelque chose de plus grand que ce que nous tous pouvons comprendre pleinement. »

— Friedrich Hayek

Source : La route de la servitude (1944)

#131

« Alors que le marché libre est soi-même un mécanisme neutre envers les valeurs exprimant les désirs des hommes, quelles qu’elles puissent être, la théorie du marché libre repose sur l’acceptation tacite d’un concept purement spirituel, à savoir : que l’homme est doué de la capacité de faire des choix, du libre arbitre. »

— Frank Chodorov

Source : What Individualism Is Not in National Review (1956)

V.O. : « While the free market is itself a mechanism neutral to values expressing men’s desires, whatever they may be—the free market theory rests on the tacit acceptance of a purely spiritual concept, namely: that man is endowed with the capacity of making choices, with free will. »

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