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Archives de Catégorie: histoire

Tom Richey, historien youtuber

Richey5Tom Richey (prononcer Richy) est professeur d’histoire, youtuber et concepteur de diaporamas magnifiques qu’il prépare pour ses cours et qu’il met gratuitement à disposition sur son site. C’est un américain du Sud (South Carolina), avec un accent à couper au couteau et beaucoup d’humour. Mais c’est surtout un pédagogue remarquable, capable de traiter de sujets très variés, allant de l’Antiquité à l’époque contemporaine, de l’histoire de l’Europe à celle des USA. Parmis ses vidéos sur youtube je recommande plusieurs séries consacrées à l’histoire de la philosophie.

Une série de 4 vidéos sur la philosophie et l’histoire antique (Grèce & Rome)
Une série de 11 vidéos sur les philosophes européens
Cette série comprend notamment :
Machiavel, père du pragmatisme en politique
Hobbes vs Locke
Descartes
John Stuart Mill
Auguste Comte (1)

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Fiche de lecture sur la philosophie de l’histoire (terminales)

strauss La philosophie politique et l’histoireFiche de lecture sur la philosophie de l’histoire (à destination de mes élèves de terminale)

Par Damien Theillier

Leo Strauss (1899-1973), La philosophie politique et l’histoire (de l’utilité et des inconvénients de l’histoire pour la philosophie), traduction et présentation d’un ensemble de textes choisis de Strauss sur l’idée d’histoire, le Livre de Poche, 2008.

Extrait étudié : début de l’introduction du traducteur, Olivier Sedeyn, spécialiste de la pensée de Leo Strauss : Le sens de l’histoire.

L’ouvrage

Ce livre est une anthologie des meilleurs textes de Leo Strauss, dont certains extraits de Droit naturel et histoire, son grand livre de 1953. Il montre comment, dès sa naissance, la modernité change radicalement la philosophie en substituant l’Histoire à la nature (le Cosmos) et en introduisant le relativisme historique. Le texte intitulé « Définir la Modernité : Modernité et historicisme » (ou « Les trois vagues de la Modernité »), est une excellente introduction à la crise de la philosophie politique moderne.

L’auteur Lire la Suite →

Pascal Lamy au tricentenaire de Boisguilbert

P_Lamy-2Intervention de Pascal Lamy, économiste et ancien directeur de l’OMC, au colloque « Boisguilbert aujourd’hui », le 7 octobre au Palais d’Iéna.

Par Gaspard Defferrière, élève de terminale ES1

Boisguilbert est à l’origine d’une œuvre multiple. Ses principaux écrits datent de la fin du règne de Louis XIV, ils sont les fruits de la misère dans une époque difficile. la politique de grandeur de Louis XIV a ruiné le royaume avec des politiques économiques changeantes. Les droits de douanes sont importants, les prix déprimés. la population est en baisse, les finances publiques aux abois. La population est écrasée sous les impôts. Le mercantilisme soutenait l’idée qu’il fallait contenir la demande de grains pour peser sur les prix à la baisse pour être plus compétitif. Boisguilbert était contre et a été poursuivi par les censeurs. Lire la Suite →

Christian Saint-Étienne au tricentenaire de Boisguilbert

saint etienneIntervention de Christian Saint-Étienne, économiste, au colloque organisé au Palais d’Iéna le 7 octobre : « Boisguilbert aujourd’hui ».

Par Pauline d’Arthuys, élève de TES1 

Boisguilbert écrit dans une période noire pour le pays, notamment avec la Révocation de l’Édit de Nantes en 1694 et de nombreuses faillites. Il observe donc la misère du peuple et écrit le Détail de la France et le Factum de la France à la fin du 17e siècle, dans cette période dure. Lire la Suite →

Marcel Gauchet : histoire politique de la religion. Textes choisis

MARCEL GAUCHETNé en 1946, Marcel Gauchet est directeur à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) et rédacteur en chef de la revue Le Débat. Parmi ses publications les plus intéressantes, on peut mentionner Le désenchantement du monde en 1985, La démocratie contre elle-même en 2002 et La condition historique  en  2003. Lire la Suite →

L’invention des institutions de la liberté en Europe

starkCet article propose une explication originale de l’émergence en Europe, à partir du XVIIe siècle, de la liberté politique et économique et, par conséquent, du capitalisme moderne (capitalisme d’entreprise). Première raison, le territoire européen était fragmenté et favorable au polycentrisme et à la concurrence institutionnelle. Seconde raison, « l’éthique de la liberté », condition de possibilité du développement économique, a pu se répandre sur le territoire européen parce que l’Europe avait été unifiée entre le V° et X° siècles par la religion chrétienne, laquelle est favorable à la reconnaissance de cette éthique de la liberté.

Parmi les références citées dans l’article, nous recommandons tout particulièrement Rodney Stark, professeur de sciences sociales à l’université Baylor, à Waco (Texas), traduit aux Presses de la Renaissance : Le triomphe de la raison : Pourquoi la réussite du modèle occidental est le fruit du christianisme, 2006. Ce livre étant épuisé, j’en mettrai bientôt quelques extraits en ligne.

L’INVENTION DES INSTITUTIONS DE LA LIBERTE EN EUROPE : FRAGMENTATION POLITIQUE FRAGMENTATION TERRITORIALE ET LA RELIGION

François Facchini[1]

Publié dans Economie Appliquée Tome LXI – N°1, mars 2008, pp.71 – 106 Lire la Suite →

#280

« Je n’ai autorisé personne à malmener le peuple et détruire la ville. J’ai ordonné que toute maison reste indemne, que les biens de personne ne soient pillés. J’ai ordonné que quiconque reste libre dans l’adoration de ses dieux. J’ai ordonné que chacun soit libre dans sa pensée, son lieu de résidence, sa religion et ses déplacements, que personne ne doit persécuter autrui. »

— Cyrus II le Grand, roi des Perses

Source : Cylindre de Cyrus

#267

« L’histoire peut nous apprendre ce qui se produisit par le passé. Mais elle ne peut pas en conclure que cela doit se produire à nouveau dans le futur. »

— Ludwig von Mises

Source : Human Action (p. 546)(1949)

V.O. : « History can tell us what happened in the past. But it cannot assert that it must happen again in the future. »

#78

« Il n’y pas d’histoire de l’humanité, il ya seulement un nombre indéfini d’histoires de toutes sortes d’aspects de la vie humaine. Et l’un d’eux est l’histoire du pouvoir politique. Ceci est élevé au rang d’histoire du monde. Mais ceci, je l’affirme, est une offense à toute conception décente de l’humanité. »

— Karl Popper

Source : La Société ouverte et ses ennemis (1945), volume 2, chapitre 25.

V.O. : « There is no history of mankind, there is only an indefinite number of histories of all kinds of aspects of human life. And one of these is the history of political power. This is elevated into the history of the world. But this, I hold, is an offence against every decent conception of mankind. »

Marcel Gauchet : sociétés, religions et histoire

Présentation powerpoint d’un partie de mon cours sur la religion, à partir de l’œuvre de Marcel Gauchet :

La guerre des mémoires

Emission sur France Culture : L’Arménie et les lois mémorielles

Lien rstp

Quelles limites les mémoires vives, portées par des communautés, peuvent-elles légitimement imposer aux historiens au nom d’une réécriture de l’histoire ?
Faut-il sanctuariser légalement une version définitive de l’histoire, afin de préserver la sensibilité des survivants et de leurs descendants ?
Quels sont les risques de voir l’histoire se transformer en un tribunal du passé, plaquant de manière anachronique des jugements inspirés par l’état actuel de nos sensibilités – sur des faits dont la logique profonde nous échappe de plus en plus ?

Revue de Presse

« Aujourd’hui, des mémoires particulières protestent en estimant qu’il ne leur est pas fait place dans l’Histoire. Mais il se trouve que la vertu de l’Histoire, c’est justement de se dégager des particularismes des mémoires, pour considérer le passé de façon plus large, en prenant en compte la multiplicité des points de vue. L’Histoire est l’apprentissage de la complexité ».

René Rémond (il a publié cette année : Quand l’Etat se mêle de l’Histoire, éd. Stock, coll. Les essais.)

« La concurrence des mémoires victimaires a eu pour effet de compromettre l’effet attendu de la loi Gayssot. L’intention était de combattre un négationnisme qui était une expression nouvelle de l’antisémitisme. En fait elle a favorisé un autre antisémitisme que répand Dieudonné, un antisémitisme de frustrés. Il est notable en effet que nombre des actions en justice de ceux qui revendiquent au nom de leurs souffrances oubliées visent des personnalités ou des journalistes juifs. La loi en question était supposée exprimer et cimenter un consensus national, son effet à terme a été de déchirer celui-ci selon une ligne inquiétante. »

Note de Paul Thibaud sur les lois historiennes et sur la pénalisation des opinions aberrantes
vendredi 28 Avril 2006

La liberté de débattre

[Pétition publiée par Marianne, le 24 décembre 2005]

La France, du moins ceux qui la dirigent ou la régente, succombe à un singulier idéalisme, non plus celui qui se satisfait de proclamer des principes, mais celui de la contrition et de l’épuration. On veut croire qu’en interdisant l’expression des mauvaises idées et en légalisant la vérité on assainira les mentalités et on se mettra à l’abri du pire. On imagine qu’en remplaçant l’idée d’une France inventant la liberté moderne par la commémoration de nos fautes, on dégagera un avenir. En fait nous voyons que la liberté, le civisme, la vérité sont ensemble perdants quand on essaie de gouverner la pensée, de pasteuriser la démocratie.

Les lois contre le négationnisme, pour la reconnaissance du génocide arménien, de l’esclavage et de la traite, aussi bien que sur les mérites de la colonisation française, débordent le domaine de la loi tel que défini par l’article 34 de notre constitution. Plus généralement, le devoir des politiques est d’assurer l’avenir de la nation, non de fixer en dogmes son histoire. Certes, pour gouverner un peuple il faut connaître son passé et en tenir compte, il faut s’appuyer sur une conscience historique commune tout autant que sur une moralité commune. Mais le pouvoir ne saurait régler, encore moins arrêter, les perpétuels réaménagements de la conscience collective, le travail de la mémoire, le dialogue continué avec le passé qui est indissociable de l’exercice des libertés publiques, dans la vie politique, dans la littérature, dans l’historiographie. L’incitation au crime relève des tribunaux, il n’en va pas de même des opinions aberrantes. Celles-ci on les réfute ou on les dénonce. Quand on ne fait pas confiance à la liberté de débattre, le mot de république perd tout sens. C’est pourquoi nous demandons l’abrogation de toutes les lois (Gayssot, Taubira, Accoyer…) qui ont pour objet de limiter la liberté d’expression ou de qualifier des événements historiques.

Quelles qu’aient pu être leurs justifications particulières, leurs vertus immédiates, ces interventions ont produit un enchaînement dangereux. Par moralisme et désir de se mettre à l’abri de tout reproche, nos politiques ont ouvert la voie à des demandes successives de pénalisation et à la sanctuarisation des mémoires particulières. Le morcellement qui en résulte de la mémoire nationale favorise des durcissements et des affrontements dont nous voyons les prodromes. C’est au contraire d’un travail de vérité et de compréhension qui porte sur toute notre histoire que nous avons besoin. Ceci exige que la liberté de débattre soit pleinement rétablie.

Signataires :Elie Barnavi, Alain Besançon,Rony Brauman,Jean Daniel, Philippe De Lara,Vincent Descombes, Jacques Donzelot, Michel Fichant, Elisabeth de Fontenay, Max Gallo, Marcel Gauchet, Pierre Grémion, Jean-Claude Guillebaud, Anne-Marie Le Pourhiet, Jean-Pierre Le Goff, Elisabeth Lévy, Pierre Manent, Michel Marian, Abdelwahab Meddeb, Edgar Morin, Krzystof Pomian, Pierre Nora, Philippe Raynaud, Paul Thibaud

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