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Archives de Catégorie: guerre

Une argumentation philosophique contre la prohibition des armes à feu

Le droit de légitime défense et l’impossible application des lois
Deux problèmes liés à la prohibition des armes.

Traduction, précédée d’une introduction au lecteur français, par Damien Theillier et Qi Log

4670223-ne-signe-pas-interdit-de-boire-et-de-fumer-armes-illustrationIntroduction au lecteur français

Le débat sur les armes à feu est tabou en France. Si vous défendez le droit de posséder une arme on invoquera immanquablement la violence et les tueries de masse aux États-Unis, qu’on attribuera toujours à la libre circulation des armes. Mais les faits sont complexes et les données ne semblent pas aller en ce sens. De plus, face aux récents attentats en France, l’émotion et la compassion pour les victimes ne suffisent plus. Les citoyens demandent des comptes, ils veulent comprendre pourquoi ils ne sont pas en sécurité. Face au discours officiel de la République, ils sont également nombreux à vouloir réfléchir aux causes de cette violence et aux solutions alternatives qui existent. Lire la Suite →

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Tout pouvoir aime la guerre

alain marsVoici un très beau texte d’Alain (Émile Chartier) sur la guerre. 

« Dis-moi, qu’as-tu appris à la guerre ? – A mieux compter sur mon corps, que je croyais fragile, et que la crainte d’être malade est la cause principale des maladies. Encore, qu’as-tu appris à la guerre ? Lire la Suite →

La guerre, prépas scientifiques, concours 2014-2015

liberte-constant

Y a-t-il des guerres justes ? Faut-il toujours condamner la guerre ? La paix n’est-elle qu’absence de guerre ? Faut-il vouloir la paix à tout prix ?

Éléments de problématisation

La guerre peut paraître une bonne chose, à cause des traits nombreux d’héroïsme qu’elle suscite. Un professeur de philosophie, Paul Mabille, écrivait en 1884 que « la guerre améliore les peuples, élimine les faibles et fortifie les caractères. Ainsi donc, la fin de toute guerre serait la fin du monde et désormais régnerait sur l’univers l’immobilité funeste du néant ».

Mais, en définitive, n’est-elle pas simplement l’assassinat en grand d’un peuple par un autre peuple ? En quoi serait-elle moins un crime que n’importe quel assassinat ? Lire la Suite →

Deux apologies de la guerre : de Maistre et Nietzsche

nietzscheLa guerre indispensable à la civilisation selon Nietzsche

« C’est un songe creux de belles âmes utopiques que d’attendre encore beaucoup de l’humanité dès lors qu’elle aura désappris à faire la guerre (voire même de mettre tout son espoir en ce moment-là). Lire la Suite →

#370

« Un Etat ne peut mourir que défait dans la guerre ou vaincu par la révolution. Ainsi les hommes d’un Etat en guerre mobilisent-ils frénétiquement le peuple pour qu’il se batte pour eux contre les hommes d’un autre Etat, sous prétexte que ce serait pour eux qu’eux mêmes se battraient. »

— Murray N. Rothbard

Source : Des Relations entre Etats, in Ethique de la liberté

#369

« Il n’existe aucun moyen de se protéger contre les armes nucléaires (la seule  protection actuelle résidant dans la menace de la destruction mutuelle assurée) et donc, les hommes de l’Etat sont en fait incapables de remplir aucune fonction de sécurité internationale aussi longtemps que ces armes existent. »

— Murray N. Rothbard

Source : Des Relations entre Etats, in Ethique de la liberté

#368

« La guerre, et même une guerre défensive juste, n’est donc légitime que quand la violence s’exerce exclusivement contre les auteurs mêmes de l’agression. On laissera au lecteur le soin de déterminer combien de guerres ou de conflits dans l’histoire ont satisfait cette condition. »

— Murray N. Rothbard

Source : Des Relations entre Etats, in Ethique de la liberté

#326

« La guerre ne détermine pas qui vit juste – mais juste qui vit. »

— Bertrand Russell (1872 – 1970)

Source : ??? (19??)

V.O. : « War does not determine who is right – only who is left. »

#272

« Vanité et sur-estimation de sa propre nation sont assez fréquents. Mais il serait erroné de supposer que la haine et le mépris des étrangers sont des qualités naturelles et innées. Même les soldats combattant pour tuer leurs ennemis ne haïssent pas l’ennemi individuel, s’il leur arrive de le rencontrer en dehors de la bataille. »

— Ludwig von Mises

Source : Omnipotent Government (p. 124)(1944)

V.O. : « Conceit and overvaluation of one’s own nation are quite common. But it would be wrong to assume that hatred and contempt of foreigners are natural and innate qualities. Even soldiers fighting to kill their enemies do not hate the individual foe, if they happen to meet him apart from the battle. »

#231

« Dans toute l’histoire il n’y a pas une guerre qui n’ait été ourdie par les gouvernements, les gouvernements seuls, indépendamment des intérêts du peuple, pour qui la guerre est toujours pernicieuse, même en cas de succès. »

— Leo Tolstoy

Source : Christianity and Patriotism (1895)

V.O. : « In all history there is no war which was not hatched by the governments, the governments alone, independent of the interests of the people, to whom war is always pernicious even when successful. »

La Guerre de Sécession revue et corrigée

Article originellement publié le 10 octobre 2011 sur 24hGold par Damien Theillier

Cette année, les États-Unis commémorent le 150e anniversaire de la prise de Fort Sumter le 12 avril 1861, dans la baie de Charleston en Caroline du Sud, marquant le début d’une guerre appelée « Guerre de Sécession » en Europe et « Civil War » en Amérique (les partisans de la cause sudiste préfèrent l’appeler « Guerre des États »). La guerre s’est achevée le 26 mai 1865, date de la dernière défaite des confédérés.

Aux yeux de beaucoup, la Guerre Civile a marqué la « seconde naissance des États-Unis », près d’un siècle après l’Indépendance : « A New Birth in Freedom », d’après les mots mêmes d’Abraham Lincoln. Selon cette interprétation, Lincoln a défendu l’Union et les libertés, dans la continuité des Pères fondateurs.

Pour d’autres, cette guerre fut une révolution jacobine à la française, instaurant l’État moderne, avec son pouvoir centralisateur écrasant. Cette interprétation, politiquement incorrecte, fut celle de Lord Acton, le grand historien britannique du XIXe siècle, ainsi que celle de Gustave de Molinari en France à la même époque. Nous évoquerons aussi, dans cette ligne, le point de vue du philosophe politique conservateur du XXe siècle Frank Meyer et de l’historien contemporain Thomas Woods du Mises Institute.

Un conflit meurtrier


Commençons par préciser que le Sud était constitué des anciens États esclavagistes du sud des États-Unis ayant fait sécession en 1860-1861 et formé une confédération (les « confédérés »). Ainsi, le Sud regroupait les deux Carolines, la Géorgie, la Floride, l’Alabama, le Mississippi, la Louisiane, le Texas, la Virginie, l’Arkansas, le Tennessee et l’Oklahoma. Les victimes militaires de la Guerre Civile représentent environ 2 % de la population de l’époque, ce qui correspondrait aujourd’hui à environ 6 millions de morts. A quoi il faudrait ajouter le chiffre indéterminé des morts civils. Les historiens s’accordent autour du chiffre de 620 000 soldats tués ou disparus (360 000 Nordistes, dont 110 000 tués au combat, et 260 000 Sudistes, parmi lesquels 93 000 tués au combat) et environ 412 000 blessés (275 000 Nordistes et 137 000 Sudistes). La Guerre Civile fut plus meurtrière pour les Américains que la Seconde Guerre Mondiale (400 000 morts). Une plaie ouverte qui ne s’est pas encore refermée. Alors que certains États du Sud, comme la Géorgie, n’ont retrouvé leur bonne santé économique que dans les années 1990, d’autres, comme la Louisiane, n’ont jamais pu remonter la pente.

Une guerre menée au nom de conceptions antagonistes de la liberté

Il est bien vrai que le Sud défendait la suprématie de la race blanche et la légitimité de l’esclavage. De ce point de vue, le Nord s’est battu au nom de la liberté et de la dignité humaine. Et on doit se réjouir d’une conséquence heureuse de la guerre : la libération de 4 millions d’esclaves noirs et la fin d’un cauchemar, que rien ne saurait justifier.

Mais la question douloureuse de l’esclavage et de la race ne fut pas seule en cause dans cette guerre. Au-delà de ce motif, le désaccord entre le Nord et le Sud avait commencé dès la naissance de la République. L’origine du désaccord fut d’abord économique et fiscal avant de prendre une tournure politique. Sur un plan économique, le Nord manquait cruellement de main d’œuvre pour son développement industriel en pleine expansion. De son côté, le Sud importait ses marchandises de l’Europe parce qu’elles étaient de meilleure qualité et moins chères que les marchandises produites dans le Nord. Le Sud était libre-échangiste et le Nord voulait taxer ces échanges à l’importation comme à l’exportation. Le Nord voulait reproduire l’ancien modèle britannique d’État centralisé et impérial alors que le Sud voulait moins d’État, moins de protectionnisme et moins d’impôts. Mais surtout, des questions constitutionnelles cruciales, laissées en suspens depuis la fin du XVIIIe siècle, avaient refait surface. Selon certains historiens, l’origine de la guerre fut liée aux droits des États et à la défense de leur autonomie par rapport aux lois de l’Union.

Au XIXe siècle : Lord Acton et Gustave de Molinari

Lord Acton admirait le caractère fédératif du système politique américain originel comme le meilleur exemple de la façon dont une éthique de la liberté individuelle pouvait être conciliée avec l’autonomie d’importantes communautés. Et il admirait la Confédération comme l’expression la plus avancée d’un tel système politique. Lord Acton a vu dans cette victoire de la centralisation une défaite pour les valeurs de la vie civilisée en Occident. Dans une lettre de novembre 1866 à Robert Lee, Acton écrit : « J’ai vu dans les droits des États la seule garantie prévalant sur l’absolutisme de la volonté souveraine et la sécession m’avait rempli d’espoir, non pas comme la destruction, mais comme la rédemption de la démocratie. Par conséquent, je juge que vous vous battiez pour notre liberté, le progrès de notre civilisation, et je pleure pour ce qui a été perdu à Richmond davantage que je me réjouis de ce qui a été sauvé à Waterloo ». Le fait est que l’administration d’Abraham Lincoln a jeté des milliers de dissidents en prison dans les États du Nord, a fermé des centaines de journaux, a suspendu la règle de l’habeas corpus, et a annulé les réunions des assemblées législatives des États.

Ce fait a été particulièrement bien détaillé en 1996 par l’historien contemporain, Jeffrey Hummel dans un ouvrage au titre évocateur : Emancipating Slaves,Enslaving Free Men : A History of the American Civil War. Selon Hummel, dans le processus même qui consistait à étendre la liberté aux esclaves noirs, d’innombrables Américains ont été temporairement privés de leurs libertés civiles et personnelles. L’appel à la sécurité nationale, dans des zones éloignées du champ de bataille, était tout simplement une excuse pour étendre le pouvoir fédéral sur les États et les citoyens.

Dès lors, le débat sur ​​l’esclavage n’a-t-il pas occulté la question de la lutte pour le pouvoir et la domination ? Gustave de Molinari considérait que « c’est en masquant leurs propres intérêts pratiques et égoïstes en domination et protectionnisme sous couvert de sentiments humanitaires que les hommes politiques des États du Nord ont émancipé les Nègres tout en ruinant leurs propriétaires. Ils ont gagné l’admiration d’abolitionnistes naïfs à travers le monde en donnant aux esclaves libérés leur liberté totale du jour au lendemain, avec la responsabilité et des demandes que ces derniers étaient incapables d’assumer. » (Ultima Verba). Pour des raisons similaires, dans L’évolution politique et la Révolution, Molinari, a condamné la Révolution Française pour sa « guerre d’extermination » contre la population catholique et royaliste de la Vendée, laquelle a fait quelque 900 000 victimes, d’après lui. Ajoutons à ce propos que lesméthodes des Bleus furent systématiquement reprises par le général Sherman lors de la guerre de Sécession, tant contre les Sudistes que contre les Indiens.

Au XXe siècle : Frank Meyer et Thomas Woods

Dans les années soixante, après la parution du livre polémique de Dean Sprague,Freedom under Lincoln : Federal Power and Personal Liberty Under the Strain of Civil War (1965), Frank Meyer s’est opposé à Harry Jaffa, un autre conservateur, sur le rôle d’Abraham Lincoln. Frank Meyer, rédacteur en chef du magazineNational Review, soutenait l’idée que les abus de Lincoln concernant les libertés civiles et son élargissement des pouvoirs du gouvernement fédéral, faisaient de lui un adversaire des conservateurs. Pour Jaffa au contraire, Abraham Lincoln était le défenseur des libertés dans l’esprit de la Déclaration d’Indépendance.

Le 24 août 1965 dans National Review, Frank Meyer, écrit que « le rôle central de Lincoln dans notre histoire a été essentiellement contraire à l’esprit de liberté de notre pays ». Notamment à cause de la « dureté de sa politique de répression et de sa responsabilité dans une conduite de la guerre approchant de l’horreur de la guerre totale ». Selon Meyer, « sous le slogan fallacieux de l’Union, Lincoln a permis de consolider le pouvoir central et de rendre inopérante l’autonomie des Etats ». Meyer dénonce également sa stratégie de victoire à tout prix, son refus d’envisager une paix négociée, son imposition d’une « dictature répressive » dans le Nord et les « méthodes de brigand appliquées par Sherman contre les civils » dans le Sud.

Enfin, on peut se demander si la lutte contre l’esclavage nécessitait une guerre civile. Selon Thomas Woods, dans son ouvrage The Politically Incorrect Guide To American History (2004), on ne peut minimiser l’acquis extrêmement important de l’abolition de l’esclavage, au terme de la Guerre Civile. Mais on est aussi en droit de se demander si l’abolition de l’esclavage ne pouvait pas s’accomplir sans aboutir à tant de morts, blessés ou portés disparus; à des dégâts matériels écrasants ; à l’affaiblissement de la notion de la guerre civilisée et à la destruction de l’ordre constitutionnel en Amérique par le renforcement du gouvernement fédéral au détriment des droits autonomes des États.

Tous les autres pays du monde occidental qui ont aboli l’esclavage au XIXe siècle, écrit Thomas Woods, l’ont fait graduellement et pacifiquement. L’esclavage était politiquement moribond. Il n’est pas plausible de penser que l’esclavage aurait duré beaucoup plus longtemps, même avec l’indépendance du Sud. Avec l’abolition de l’esclavage dans le monde civilisé, la Confédération serait devenue un paria et leur isolement n’aurait pas résisté à l’inévitable pression morale internationale.

#46

« Il n’y a jamais eu de bonne guerre ni de mauvaise paix. »

— Benjamin Franklin

Source : Letter to Josiah Quincy (11 septembre 1783)

V.O. : « There never was a good war or a bad peace. »

#28

« Vous demandez en quoi consiste notre politique ? Je dirais : « faire la guerre sur mer, sur terre et dans les airs avec toute notre puissance et toute la force que Dieu peut nous donner : faire la guerre contre une tyrannie monstrueuse, jamais surpassée dans le catalogue sombre et lamentable des crimes humains. » Telle est notre politique. Vous demandez quel est notre objectif ? Je peux répondre en un seul mot : la Victoire – la victoire à tout prix, la victoire en dépit de la terreur, la victoire aussi longue et dure que la route puisse être ; car sans victoire il n’y a pas de survie. »

— Winston Churchill

Source : …

V.O. : « You ask, What is our policy? I will say; “It is to wage war, by sea, land and air, with all our might and with all the strength that God can give us: to wage war against a monstrous tyranny, never surpassed in the dark lamentable catalogue of human crime. That is our policy.” You ask, What is our aim? I can answer with one word: Victory—victory at all costs, victory in spite of all terror, victory however long and hard the road may be; for without victory there is no survival. »

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