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Archives de Catégorie: Extraits

Le primat de l’être sur le devenir. R. Garrigou-Lagrange, 1932

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R. Garrigou-Lagrange

Le réalisme du principe de finalité, Desclée de Brouwer, 1932

Ière partie. Chapitre premier

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La philosophie traditionnelle a trouvé sa formule la plus parfaite, parmi les anciens chez Aristote, au moyen-âge chez saint Thomas d’Aquin et ses successeurs. Elle s’élève au-dessus des systèmes extrêmes et d’un éclectisme sans caractère, pour mettre dans tout son relief la loi fondamentale de la pensée et de l’être, le principe d’identité ou de non-contradiction, loi réalisée dans tous les êtres, mais de la façon la plus haute et la plus pure dans l’Être premier, en qui l’essence et l’existence sont identiques. Lire la Suite →

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Raymond Polin, Le libéralisme – Espoir ou péril (1984)

Raymond Polin, Le libéralisme – Espoir ou péril (1984) (texte intégral)

Raymond Polin (1910-2001) est un ancien professeur de philosophie à la Sorbonne. Il a publié Le libéralisme, oui, non (éditions La table ronde) avec son fils Claude Polin, également professeur à la Sorbonne en 1984. Dans ce livre, il défend le libéralisme contre son fils qui se fait l’avocat d’une philosophie conservatrice anti-libérale. L’Institut Coppet vous propose un long extrait du texte de Raymond Polin. Le point de vue qui y est exposé est original et rare pour un universitaire français mais n’engage bien sûr que son auteur.
Biographie intellectuelle de Raymond Polin par Bertrand de Saint-Sernin*
Le point de départ de la philosophie de Raymond Polin est sa conception de la liberté. Il ne voit pas en elle, comme Sartre, la liberté du Dieu de Descartes rapatriée en l’homme, mais une énergie « sauvage » et créatrice. Lire la Suite →

Jean-François Revel : les catastrophes ferroviaires et la mentalité anti-libérale

Jean-François Revel prend ici l’exemple concret des trains, en France et en Grande Bretagne, pour illustrer l’omniprésence de la mentalité antilibérale, qui jaillit comme un cri du cœur en toute occasion, notamment lors d’une catastrophe ferroviaire (Voir aussi la vidéo tout en bas). Ainsi, après le déraillement du train en gare de Brétigny en juillet 2013, a-t-on entendu à la radio le porte-parole des usagers de la SNCF déclarer : « on a sacrifié la sécurité sur l’autel de la rentabilité » ! Comme si un monopole public ne sacrifiait pas, à l’inverse, la rentabilité sur l’autel de la sécurité… de ses employés (syndiqués) !

Cette mentalité persiste à l’encontre de toute l’expérience historique du vingtième siècle et même de la pratique actuelle de la quasi-totalité des pays. Comme l’écrit si joliment Revel : « L’antilibéral est un mage qui se proclame capable de marcher sur les flots mais qui prend grand soin de réclamer un bateau avant de prendre la mer. » Lire la Suite →

L’axiome de non-agression. Par Murray Rothbard

foranewliberty

L’axiome de non-agression

Extrait de For a New Liberty

Le Credo libertarien repose sur un axiome central : aucun individu ni groupe d’individus n’a le droit d’agresser quelqu’un en portant atteinte à sa personne ou à sa propriété. On peut appeler cela « axiome de non-agression », « agression » étant défini comme prendre l’initiative d’utiliser la violence physique (ou de menacer de l’utiliser) à l’encontre d’une autre personne ou de sa propriété. Agression est donc synonyme d’invasion, d’intrusion.

Si personne n’a le droit d’agresser quelqu’un d’autre, en bref, si chacun a le droit absolu d’être « libre » de toute agression, il s’ensuit immédiatement que le libertarien approuve pleinement ce qu’on appelle généralement les « libertés civiles » : liberté d’expression, de publication, d’association, liberté de « commettre » des délits sans victimes tels que la pornographie, les « déviations » sexuelles, la prostitution, (la drogue), toutes choses que le libertarien ne considère pas du tout comme des délits, puisqu’il ne s’agit pas d’agression à l’encontre d’une autre personne ou de sa propriété. En outre, il considère la conscription comme un esclavage à grande échelle. Et puisque la guerre, et plus particulièrement la guerre moderne, entraîne l’exécution massive de civils, le libertarien considère de tels conflits comme du meurtre de masse, et donc comme quelque chose d’absolument illégitime.

Tous ces points de vue sont considérés comme “de gauche” sur l’échelle idéologique contemporaine. D’autre part, le libertarien s’opposant à l’agression contre le droit de propriété privée, il s’oppose tout aussi vigoureusement à l’intrusion du gouvernement dans les droits de propriété et dans l’économie de marché au travers de contrôles, réglementations, subventions ou interdictions. Car si chaque individu a le droit de posséder et de ne pas être agressé et volé, alors il a aussi le droit de se défaire de sa propriété (par la transmission ou l’héritage) et de l’échanger contre la propriété d’autres personnes (liberté de contrat et économie de marché libre) sans subir d’intrusion. Le libertarien est donc en faveur d’un droit de propriété sans restriction et du libre échange, c’est-à-dire d’un système capitalistique de laissez-faire.

Le libertarien ne voit aucune incohérence à être « de gauche » dans certains domaines et « de droite » dans d’autres. Au contraire, il considère que sa position est virtuellement la seule qui soit cohérente du point de vue de la liberté individuelle.

S’opposant à toute agression individuelle ou en groupe contre les droits de la personne et les droits de propriété, le libertarien constate que, tout au long de l’histoire et aujourd’hui encore, il y a un agresseur central, dominant et prépondérant qui bafoue tous ces droits : l’Etat. Contrairement aux autres penseurs de gauche, de droite ou du centre, le libertarien refuse d’accorder à l’Etat le droit moral de commettre des actions que quiconque jugerait immorales, illégitimes et criminelles si elles étaient commises par une seule personne ou un groupe de personnes. Il insiste pour appliquer la règle morale générale à tous, et à ne faire aucune exception.

Si nous regardons l’Etat « tout nu », nous nous apercevons qu’il est autorisé (voire encouragé) à commettre toutes sortes d’actes que même les non libertariens s’accorderaient à juger comme des crimes ou délits répréhensibles. L’Etat est un habitué du meurtre de masse, qu’il appelle « guerre », parfois « répression de la rébellion ». Il fait de l’esclavage par la « conscription » dans ses forces militaires. Il vit et tire son existence de la pratique du vol sous la contrainte, qu’il appelle « fiscalité ». Le libertarien souligne que le fait que de telles pratiques soient approuvées ou non par une majorité de la population ne change rien à leur nature : sanctionnées ou non par le peuple, la guerre c’est bien le Meurtre de masse, la conscription, l’Esclavage, et la fiscalité, le Vol. Bref, le libertarien, comme l’enfant de la fable, s’obstine à répéter que « le roi est nu ».

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