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Ayn Rand, le nouveau fascisme, le règne du consensus

Ayn Rand le nouveau-fascisme, par Matthieu et Camille (TES1)

Télécharger le texte d’Ayn Rand ici.

I)                    Mise en place de l’étatisme : dictature du consensus
II)                  Encadrement de la société
III)                Socialisme ou fascisme ?

Introduction

La période qui suit la Seconde Guerre mondiale et particulièrement intéressante du point de vue de l’aboutissement de plusieurs concepts appartenant à l’histoire philosophique de l’homme. (ex Francis Fukuyama : « La fin de l’Histoire et le dernier homme » à fin des conflits) Daniel Bell (sociologue prof à Harvard et Columbia) : 1960 : The End of Ideology: On the Exhaustion of Political Ideas in the fifties. Avec 50 ans d’avance, en pleine Guerre Froide, il décèle un manque dans nos sociétés modernes : celui d’une idéologie fédératrice et directrice.

Ayn Rand s’attache elle aussi à ce pb dans son « Nouveau Fascisme » (1965). Association de mots très provocateurs pour une démocratie sans réelle idéologie (et dans le cadre de la campagne Johnson-Nixon) paradoxe : le fascisme nécessite une idéologie très poussée. En fait le fascisme est le fruit de l’ignorance d’une population et de l’inertie du système qui en découle.

En quoi le consensus de non-idéologie est-il un terreau favorable à l’installation d’un étatisme caché et perfide qui répond progressivement à toutes les caractéristique d’un fascisme tel que nous le connaissons et tel qu’il a émergé au siècle dernier ?

I)                   Mise en place de l’étatisme : dictature du consensus.

1)      Qu’est ce qui amène l’étatisme à se mettre en place ?

p.3 Dans nos sociétés modernes, on peut observer un déficit d’idéologie claire et tranché, rien n’est exposé clairement. En réalité, aucun facteur idéologique majeur ne permet d’expliquer le fonctionnement de notre société. Nous ne possédons pas de lignes directrices comportementales et de dogmes de pensées se détachant des autres : nos idées sont fades.

En quoi cela pose-t-il un problème ? Cela nous conduit à ne posséder pour seule ligne directrice la peur : la peur de n’avoir pas d’opinion acceptable, de rentrer en conflit avec le régime et avec les autres. En conséquence personne ne s’exprime et personne ne remet en cause le système actuel.

p. 4-5 : Walter Lippmann est un journaliste politique américain, qui a mis au point l’expression de Guerre Froide. Pour désigner l’inertie de ce régime et la convergence de toutes les idéologies il parle de « centre vital ». Vital car si on s’éloigne trop de ce centre, on met l’équilibre du régime en jeu et on devient un exclu de la société.  Ainsi la peur de faire bouger les choses prohibe toute action protestataire et  on sombre dans l’Étatisme.

2)      Quelles en sont les caractéristiques ?

Quels sont les critères de législation et de choix des lois et des avancées sociales ? On constate qu’actuellement le seul critère de choix est l’émotif. C’est à dire que l’opinion ne s’attache pas particulièrement à la porté de la loi mais seulement à si elle lui semble acceptable ou non. Les critères moraux ne rentrent pas en compte donc on sacrifie les minorités. Si c’est acceptable alors l’opinion contraire, celle des minorités, devient non-acceptable et au-delà on nie la conscience de l’individu car chacun se cache derrière la majorité et refuse de prendre ses responsabilités. Or qui n’a pas de responsabilité peut agir sans morale. Première caractéristique : plus de morale individuel et plus de sens de la responsabilité vis-à-vis de la collectivité. (Totalitarisme typique)

p. 8 Pour pas que ça dégénère sans ordre social on est obligé de faire des compromis : sinon pillage de chacun par tous car plus de droits de l’individu (la majorité décide), mais du coup on fait des compromis avec des valeurs qui n’en admettent pas : « La prudence comme la vertu n’admet pas d’exception » Si on veut que ça continu : compromis sur tout et pour tout (intellectuel…). Tout doit être approximatif, de peur d’être sanctionné. Donc la valeur prédominante est l’opportunisme et l’ennemi est l’intégrité. (On pourrait penser que l’intégrité est chère à l’étatisme mais finalement c’est un système fondé sur de l’opportunisme, cf Italie fasciste)

3)      Pourquoi cela n’est pas raisonnable ?

L’intérêt général, qui se traduit ici par une sorte de dictature de la majorité et de l’opinion publique, n’est pas propre à gouverner car le consensus se fonde sur la modération qui devint alors plus importante que la morale et la raison sans lesquelles un Etat ne peut être gouverné. Le gouvernement se sert de la supériorité de la modération pour justifier son interventionnisme. La modération est un des facteurs important de ce type de régime car  le pouvoir préférera prendre des décisions qui contrarient peu que des décisions fondamentalement enclines à servir une partie de la population. Cf p.7 suite 3 paragraphes plus loin. (jeu sur les médias typique des régimes totalitaires)

Les politiques prétendent respecter le consensus, ils doivent plaire à tout le monde donc y’a forcément des déçus. Théoriquement car là le choix n’est jamais fait sauf sous la pression des lobbies ça conduit à de l’immobilisme ou des décisions injustes.

II)                Encadrement de la société :

1)      Étatisme législatif.

D’autre part l’État est soumis au groupe de pression : les lobbys : les lobbys sont de grandes minorités en conflit mais dont les voix sont nécessaires au gouvernement pour se maintenir au pouvoir. Donc le plus gros lobby est avantagé par l’Etat et les autres n’ont qu’à s’écraser. C’est ainsi que sont créés les victimes. C’est injuste car le plus grand groupes de lobby n’a pas forcément mérité ses avantages. On appelle cela le Socialisme corporatiste. Finalement on se retrouve dans un système où seul le lobby le plus intéressant compte pour l’Etat. Donc  par exemple l’alliance d’Hitler avec Thyssen et Krupp en  1938.

p.3-4 On retrouve dans le consensus un certain nombre de principes très en faveur du droit positif :

« que les statistiques doivent remplacer la vérité, le décompte des voix remplacer les principes, les nombres remplacer les Droits, et les sondages d’opinion la morale —que l’opportunité pragmatique à court terme doit être le critère de l’intérêt d’un pays, et que le nombre de ceux qui y croient sera le critère de la véracité ou de la fausseté d’une idée, que tout désir, quelle que soit sa nature, doit être reconnu comme une créance acceptable, pourvu qu’il soit exprimé par un nombre suffisant de gens —qu’une majorité a le droit de faire ce qui lui plaît à la minorité »

2)      Étatisme économique : incarnation de la réalité législative.

Dans quelles mesures les décisions contrariantes s’appliquent : tout d’abord dans une économie mixte, toutes les interventions sont contrariantes car injustes : avantage non mérité, spoliation des biens, taxes injustifiées anti-concurrentielles…  . Donc qui est le moins touché ? Celui qui est dans la plus grosse bande. En fait la victime des lois a juste un rôle de modération qui se joue en fonction de son importance. (le politique qui a le plus appliquer le New Deal de Keynes est sans doute Mussolini.)

Mettre en place une économie mixte sous entend que l’on cherche une médiété en apparence équitable entre les différentes entités, par exemple entre patronat et syndicat. Donc dès qu’on a mis une règle pour l’un on en met une symétriquement pour l’autre. In fine ça donne une montagne de règles très instable. De règle en règle tout est de plus en plus sécularisé et on arrive au moins à un régime autoritaire. Pour stabiliser la montagne on tente de rajouter des règles qui la rende plus instable, d’où la tentative de « choc de simplification »

3)      Etatisme politique.

p.17 : Dans tout étatisme on a besoin d’un leader charismatique. Ce système fait émerger un nouveau type de dirigeant. Il possède plusieurs caractéristiques : il est en haut du système et domine les autres populations (appareil productif, associatif…). Ces autres populations doivent lui manger dans la main pour obtenir ses faveurs (système très étatique.). C’est un animal versatile et opportuniste qui représente très bien son système : fondé sur la non-idéologie et favorable à une « aristocratie du piston ».

p. 18 : Keynes avait préconisé à Roosevelt de voir les dirigeants de l’appareil productif comme des bêtes de somme, qu’il faudrait gérer, apprivoisé par de petits cadeaux afin de mettre la main sur le moyens productifs de la société. C’est un modèle que les dirigeants politiques ont souvent ignoré mais qui se retrouve à présent dans nos social-démocraties modernes (ex :pacte de responsabilité) pour soutenir ce que l’on appelle le « capitalisme modifié » ou « capitalisme modéré ». Pourtant concevoir les dirigeants d’entreprises comme des ‚animaux domestiques‛ qui portent le ‚fardeau de la nation‛ et qu’il faut ‚dresser‛ pour qu’ils ‚obéissent‛ au Président n’est certainement pas une vision des choses compatible avec le capitalisme

p. 22 : In fine l’emprise que le Politique a sur l’appareil productif conduit à une nouvelle sorte d’étatisme que l’on a déjà évoqué : « socialisme corporatif » : domination des groupes de pression sur un Etat faible idéologiquement et à la merci de l’opinion publique. Donc l’encadrement politique de la société se fait par des groupes de pression qui utilise le personnage du Politique.

III)              De cet étatisme découle-t-il le Socialisme ou le Fascisme ?

1)      La social-démocratie : un fascisme qui tait son nom

Exerçons un petit bilan de la situation : dans une social-démocratie, les pouvoirs publiques ne gère pas la production dans la mesure où l’appareil productif ne leur appartient pas. Pour autant, à travers les groupes de pression et le personnage politique, on a vu qu’ils acquéraient une parfaite emprise sur l’économie : sous prétexte de favoriser telle ou telle classe, ils ont le pouvoir d’accorder des privilèges, ou de spolier des biens… bref si à l’inverse du socialisme ils ne possèdent pas les moyens de production, cela ne les empêche pas de contrôler l’économie. C’est la définition du fascisme : les hommes d’etat profitent de moyens de production mais ne partage pas la responsabilité de la production. P14.

p.21 : on pourrait avoir l’impression qu’on se dirige vers un état qui hait les riches et favorisent les pauvres mais les chefs de grand groupes se ferment à la concurrence dont ils ont peur et soutiennent les hommes d’état pour rester riches et le pouvoir ne fera rien contre car il a besoin de ces grands groupes. (nomenklatura, membre du parti…)

2)      Un système qui n’aboutit qu’à se renforcer lui-même

C’est un système dont il est très difficile de sortir : les populations sont terrorisées donc elles ne bougent pas comme on l’a vu dans la première partie. D’autre part c’est un système qui s’ancre de plus en plus profondément en lui-même. C’est assez simple : pour pouvoir tirer des Politiques des meilleurs avantages, elles ont intérêt à renforcer le pouvoir des Politiques. Elles ont besoin d’un état fort. Donc elles font en sorte d’augmenter le pouvoir des hommes politiques. Encore une fois ce système se démarque du vrai socialisme. Le socialisme a vocation à réduire les pouvoir de l’état une fois le peuple éduqué. On ne trouvera jamais de loi renforçant le pouvoir dans le vrai socialisme. On se rapproche donc plus du Fascisme. Cf p12

3)      Le vrai socialisme s’oppose à ce système

Socialisme : les moyen de production appartiennent à la société et le fruit de la production se redistribue également (et je ne dis pas « équitablement ») pour tous les membre de la société.  Dans le fascisme, la production est faite par les privés :ils ont le responsabilité alors que c’est l’état qui contrôle la production qui retire tous les avantages à il y’a une contradiction qui n’existe pas dans le socialisme et on a vu que nos sociétés modernes correspondait à cette définition purement économique du fascisme qui gangrène nos systèmes politiques et économiques.

p. 19 : Le Fascisme est un mode de domination qui se fonde uniquement sur la violence. On recommande aux industriels de « s’associer »  avec la classe dirigeante. Mais pour qu’une association fonctionne, il faut que les deux membres aient des pouvoirs similaires de pression et de responsabilité l’un pour l’autre. Ici l’état possède tous les moyens de répression, c’est donc une « association » qui au moindre désaccord tombe dans un asservissement par la violence, caractéristique propre au fascisme. Le socialisme ne parle pas d’association des moyens de production à l’appareil étatiques mais d’unité et reconnaît la valeur de ces moyens de production alors qu’ils ne sont qu’un moyen de confort politique dans le cas du fascisme. On se dirige vers le fascisme plutôt que le socialisme association entre les membres productifs et ceux qui possèdent la force, ça ne peut que tourner en fascisme : ceux qui ont la force donnent des ordres aux productifs donc association fondée sur la violence donc fascisme.

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