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Altruisme sacrificiel et tribalisme selon Ayn Rand

Ayn-Rand-Famous-Quotes

Ayn Rand

« L’homme doit vivre pour son propre intérêt, ne sacrifiant ni lui-même aux autres, ni les autres à lui-même.
Vivre pour son propre intérêt signifie que l’accomplissement de son propre bonheur est le plus haut but moral de l’homme. »

« Bien que certains hommes tentent de survivre au moyen de la force brute ou par la fraude, le pillage, le vol ou le mensonge, ou en asservissant ceux qui produisent, le fait demeure que leur survie n’est rendue possible que par leurs victimes, c’est-à-dire ceux qui choisissent d’utiliser leur faculté rationnelle et de produire les biens qu’ils confisquent. De tels pilleurs sont des parasites incapables de survivre, et qui n’existent qu’en détruisant ceux qui sont capables, c’est-à-dire ceux qui suivent un processus d’action qui convienne à l’homme. »

« Chaque être humain vivant est une fin en soi, non le moyen pour les fins ou le bien-être des autres », alors « l’éthique objectiviste » est en droit de considérer « que les intérêts rationnels des hommes ne se contredisent pas, et qu’il ne peut pas y avoir de conflits d’intérêts entre des hommes qui ne désirent pas ce qu’ils ne méritent pas » et que « c’est uniquement en se fondant sur l’égoïsme rationnel, sur la justice, que les hommes peuvent avantageusement se réunir pour vivre ensemble dans une société libre, pacifique, prospère, bienveillante et rationnelle. »

« L’égoïsme est là, si l’on entend par là que « la plus égoïste de toutes les choses est l’esprit indépendant qui ne reconnaît aucune autorité sur lui-même et pas de valeur plus haute que son propre jugement. « 

« Une société civilisée est celle dans laquelle la force physique est bannie des relations humaines, et dans laquelle le gouvernement, agissant comme un policier, peut utiliser la force seulement par représailles et seulement contre ceux qui l’ont d’abord engagée. »

« L’homme qui produit alors que d’autres disposent du fruit de son effort est un esclave. »

« Le droit à la vie est la source de tous les droits, et le droit de propriété est le seul moyen qui en permette la réalisation. »

« Si, d’après les caricatures collectivistes, les riches avides s’adonnent au luxe et à ses extravagances sous le prétexte que « le prix n’a pas d’importance », alors le progrès social apporté par les mentalités collectivistes d’aujourd’hui consiste à s’adonner à la planification politique altruiste, selon le principe que « les êtres humains n’ont pas d’importance ». »

« Le but moral de la vie d’un homme est l’accomplissement de son propre bonheur. Cela ne signifie pas qu’il soit indifférent à autrui, que la vie humaine n’ait aucune valeur pour lui et qu’il n’a aucune raison d’aider les autres en cas d’urgence. Mais cela signifie qu’il ne subordonne pas sa vie au bien-être d’autrui, qu’il ne se sacrifie pas à leurs besoins, que le soulagement de leurs souffrances n’est pas sa préoccupation première, que toute aide qu’il accorde est une exception et non la règle, un acte de générosité, non un devoir moral… »

« L’altruisme jauge la vertu d’un homme par le degré avec lequel il abandonne ses valeurs, y renonce ou les bafoue, puisque l’aide à un étranger ou à un ennemi est considérée comme plus vertueuse, moins « égoïste », que l’aide à ceux qu’on aime. »

« Pour pouvoir vivre en égoïste rationnel, il faut que l’homme se libère de la culpabilité d’oser vivre pour soi qu’inoculent les « adorateurs du zéro », les « mystiques » de l’altruisme et autres « cannibales » – tous ceux qui serinent que « l’égoïsme est le mal » et prêchent le sacrifice de soi aux autres. Pourquoi serait-il moral de servir le bonheur des autres et pas le sien ? « 

La vertu d’égoïsme (Belles Lettres)

« Voici les raisons pour lesquelles la morale de l’altruisme est un phénomène tribal. Les hommes préhistoriques étaient incapables de survivre sans appartenir à une tribu pour se protéger contre les autres tribus. La cause de la perpétuation de l’altruisme dans les pays civilisés est d’ordre non physique mais psycho-épistémologique : les hommes relevant d’une mentalité non conceptuelle et dont le moi est atrophié sont incapables de survivre sans la protection tribale contre la réalité. La doctrine du sacrifice de soi ne les offense pas : ils n’ont aucun sens du soi et de la valeur personnelle…
Est-ce qu’un homme est un être souverain propriétaire de sa propre personne, son esprit, sa vie, son travail et ses produits – ou est-il la propriété de la tribu (l’État, la société, la collectivité) qui peut disposer de lui comme il lui plaît, qui peut lui dicter ses convictions, prescrire le déroulement de sa vie, contrôler son travail et exproprier ses produits ? Est-ce que l’homme a le droit d’exister pour son propre compte – ou est-il né pour la servitude comme un esclave qui doit passer sa vie à l’acheter en servant la tribu? »
(Capitalism, the unknown ideal, 1965, p. 18)
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Une Réponse

  1. « Le but moral de la vie d’un homme est l’accomplissement de son propre bonheur. Cela ne signifie pas qu’il soit indifférent à autrui, que la vie humaine n’ait aucune valeur pour lui et qu’il n’ait aucune raison d’aider les autres en cas d’urgence. Mais cela signifie qu’il ne subordonne pas sa vie au bien-être d’autrui, qu’il ne se sacrifie pas à leurs besoins, que le soulagement de leurs souffrances n’est pas sa préoccupation première, que toute aide qu’il accorde est une exception et non la règle, un acte de générosité, non un devoir moral… » oui, bien sûr ! mais si un individu est généreux par nature, et non par devoir, il peut apprécier d’aider les autres, auquel cas cela reste une forme d’égoïsme puisqu’il y trouve satisfaction de ses besoins. Et il n’a pas à juger celui qui n’aide pas les autres. D’ailleurs, comment aider les autres si l’on n’est pas soi-même heureux ? Mais il se peut aussi qu’un individu ne trouve son accomplissement et son bonheur que dans la transcendance: Achille va à Troie non pour Agamemnon ni les Grecs, mais pour conquérir la gloire éternelle… les athlètes et autres sportifs individuels font de même. Or l’altruisme peut être vu comme une transcendance, un des propres de l’homme comparé à nombre d’animaux.

    Quant à l’appartenance à une « tribu », elle peut se lire comme l’appartenance à un clan, une famille, une fratrie, c’est à dire que l’individu homme se sent alors appartenir à un ensemble plus vaste intégrant ceux de son sang (ADN identique): comment n’aiderait-il pas alors ces autres parties de lui-même ? C’est encore une forme d’égoïsme, via une aide apportée aux autres soi-même (d’où me semble-t-il la notion de « frères » d’arme(s)).

    « L’altruisme jauge la vertu d’un homme par le degré avec lequel il abandonne ses valeurs, y renonce ou les bafoue, puisque l’aide à un étranger ou à un ennemi est considérée comme plus vertueuse, moins « égoïste », que l’aide à ceux qu’on aime. ». Pas d’accord: ce n’est pas là de l’altruisme, c’est du collectivisme imbécile. Aimer ses ennemis intervient APRES l’amour de ses amis, qui lui-même intervient APRES l’amour de soi: car si on croit en Dieu, ne pas se respecter soi-même, ne pas s’aimer, c’est refuser l’ amour de Dieu qu’Il donne à chacun de Ses enfants et c’est donc finalement Le renier !!! Il ne s’agit donc pas d’abandon de ses valeurs, il s’agit de la multiplication des êtres aimés, et il s’agit de transcendance.

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