L’école de la liberté : découvrir Frédéric Bastiat en vidéo

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Session 1 – Introduction (1) : Bastiat, ce génie méconnu
Session 2 – Introduction (2) : La vie et le contexte historique
I) Les influences
Session 3 – Adam Smith et Jean-Baptiste Say
Session 4 – Antoine Destutt de Tracy
Session 5 – Charles Comte et Charles Dunoyer
Session 6 – Cobden et la Ligue
II) Les adversaires
Session 7 – Rousseau
Session 8 – L’éducation classique
Session 9 – Le protectionnisme et le socialisme
Session 10 – Proudhon
III) Les sophismes économiques
Session 11 – Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas
Session 12 – La pétition des fabricants de chandelles
Session 13 – La spoliation par l’impôt
Session 14 – Les deux morales
IV) Les harmonies économiques
Session 15 – Le miracle du marché
Session 16 – La liberté et la responsabilité sont la clé du problème social
Session 17 – La puissance de la responsabilité
Session 18 – Vraie et fausse solidarité
V) La loi
Session 19 – Le droit de propriété
Session 20- La spoliation légale : une perversion de la loi
Session 21 – Le rôle de la loi et de l’État
Conclusion :
Session 22 – La postérité de Frédéric Bastiat

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A lire :

Frédéric Bastiat, La loi, précédée d’une introduction par Damien Theillier : « La Loi de Bastiat en cinq thèses fondamentales » (pdf). Acheter sur Amazon

Sur le magazine Contrepoints : Contre le conformisme éducatif, l’école de la liberté !

Un article du bloggeur H16 sur l’Ecole de la Liberté :

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Les grandes thèses de la philosophie thomiste (livre à télécharger)

xijrPrésentation par A.-G. Sertillanges du système thomiste et de ses rapports avec l’augustinisme et l’aristotélisme.

Cliquez ici, format epub

Au XVIIIe siècle, la philosophie scolastique, par incompréhension de la science moderne, semble défunte.

Unir les penseurs catholiques dans une confrontation avec la pensée moderne, tel est, semble-t-il, le dessein de l’Église à la fin du XIXe siècle en ressuscitant le thomisme afin de concilier tradition et progrès au sein de la doctrine scolastique (encyclique Æterni Patris du pape Léon XIII, 1879).

On peut distinguer dans le néo-thomisme trois tendances :

a) L’école historique, qui considère le système en soi comme événement remarquable du passé (les scolastiques se rapprochent des historiens de la philosophie médiévale) ;

b) L’école critique, qui considère quelques-unes des vingt-quatre thèses comme opinions probables seulement ou discute la thèse de l’unité de forme et celle de la distinction réelle entre essence et existence ;

c) L’école progressiste qui applique les principes du thomisme aux problèmes nouveaux, se proposant de les renouveler. C’est l’approche du Père Sertillanges pour qui la réflexion thomiste se répand dans l’ensemble des domaines, de la politique à la métaphysique, de la morale à l’épistémologie. Le néothomisme réactualise le réalisme en philosophie.

***
Antonin-Dalmace Sertillanges [1863-1948], en religion Antonin-Gilbert Sertillanges, est un prêtre dominicain français, philosophe moraliste de renom. En 1893, il fonde la Revue thomiste.

Pourquoi aller voir Snowden ?

92d8f01faeec07db26f782d6c123fe77Pourquoi aller voir le dernier film d’Olvier Stone : Snowden ? Soyons clairs, ce n’est pas un chef-d’oeuvre artistique. Ne vous attendez pas non plus à vibrer, vous allez être déçus. Alors pourquoi voir ce film ? Tout simplement parce que ce film a une vertu pédagogique et éducatrice très forte et nous pousse hors de la caverne. Ce n’est pas seulement un reflet de notre époque, mais c’est un film qui nous ouvre les yeux sur des enjeux nouveaux, souvent cachés, avec un vrai héros, un cyber agent secret révolté, un lanceur d’alerte (« whistlebloewer ») courageux et  lucide.

Pour ceux qui ont déjà vu le documentaire de Laura Poitras, Citizen Four, le film de Stone fait un peu doublon. Mais il nous dévoile avec la magie du cinéma les facettes de l’époque dans laquelle nous vivons, le monde post 11-Septembre 2001.

1° La surveillance de masse

L’enjeu de la surveillance de masse, c’est la vie privée. Pourquoi vouloir protéger la vie privée ? Souvent ce sont les voyous et les crapules qui veulent défendre leur vie privée. On entend souvent dire, comme la petite amie de Snowden dans le film, je n’ai rien à cacher, pourquoi voudrais-je protéger ma vie privée ? C’est ce qu’on peut appeler l’argument : « rien à cacher ».

Or à cet argument, Snowden répond : « Arguing that you don’t care about the right to privacy because you have nothing to hide is no different than saying you don’t care about free speech because you have nothing to say. »

Et il ajoute :

« Même si vous ne faites rien de mal, vous êtes épiés et enregistrés. … ça en arrive au point où vous n’avez pas besoin de faire quelque chose de mal, il vous suffit d’être suspecté par quelqu’un, même par erreur, et alors ils peuvent utiliser ce système pour remonter dans le temps et examiner minutieusement chaque décision que vous avez prise, chaque ami avec lequel vous avez parlé, pour vous attaquer sur ces bases et extrapoler des soupçons à partir d’une vie inoffensive. »

De telles violations de notre vie privée  nous privent du pouvoir de dire non. L’esclavage commence quand il devient impossible de dire non à son maître, à son chef. C’est alors qu’il n’y a plus de place pour l’exploration et la créativité intellectuelles. Car en perdant l’anonymat, nous perdons notre capacité d’action, nous perdons la liberté elle-même car on ne se sent plus libre d’exprimer ce qu’on pense.

Glenn Greenwald, est le journaliste américain qui a travaillé avec Edward Snowden pour révéler le scandale des écoutes de la NSA. Dans un livre consacré à cette affaire, il écrit :

« La vie privée est essentielle à la liberté et au bonheur des hommes pour des raisons rarement abordées, mais qui sont pourtant irréfutables. Premièrement, quand les individus se savent observés, ils changent radicalement de comportement. Ils s’efforcent de faire ce qu’on attend d’eux. Ils veulent s’éviter toute honte et toute condamnation. Ils y parviennent en adhérant étroitement aux pratiques sociales couramment admises, en se cantonnant dans des limites acceptées, en évitant toute action susceptible de paraître déviante ou anormale. (…) C’est dans le domaine privé que la créativité, le dissentiment et les défis à l’orthodoxie peuvent germer. Une société où tout le monde sait qu’il peut être observé par l’État – où, dans les faits, le domaine privé n’existe plus – est une société où ces attributs sont perdus, tant au niveau collectif qu’individuel. » (Nulle part où se cacher, J.-C. Lattès, mai 2014).

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2° Le crime bureaucratique

Dans le film, un des agents de la NSA dit « si c’est le gouvernement qui le fait, ce n’est pas un crime ». On appelle cela la raison d’Etat. C’est vieux comme le monde. Rappelez-vous, Créon aussi invoquait la raison d’Etat pour persécuter Antigone. Aujourd’hui, l‘argument de la sécurité face au terrorisme ne tient pas. D’abord parce que la frontière qui sépare un groupe terroriste d’une opposition politique s’estompe assez facilement.

Ensuite parce que la sécurité totale (risque zéro) n’est ni possible, ni souhaitable. Car protéger la liberté en supprimant la liberté est un non-sens, une contradiction. La liberté est plus précieuse que la sécurité.

En effet, la liberté n’est pas définie par la sécurité. La liberté est définie par la capacité des citoyens à vivre sans subir l’interférence du gouvernement dans leur vie privée. Or une sécurité totale ne pourrait être mise en place sans un contrôle total sur la vie des citoyens. Seule une société totalitaire pourrait se vanter d’apporter la sécurité totale à son peuple. C’est pourquoi, le gouvernement ne peut pas nous protéger contre toute forme de violence. Il ne doit pas non plus nous protéger à n’importe quel prix.

Je cite encore une fois Snowden :

« La NSA dira que… à cause de la crise, des dangers auxquels nous devons faire face dans le monde, d’une nouvelle menace imprévisible elle a besoin de plus de pouvoirs, et à ce moment-là personne ne pourra rien faire pour s’y opposer. Et ce sera une tyrannie clé-en-main… Je pense qu’aujourd’hui, le plus grand danger pour notre liberté et notre mode de vie vient de ce que la peur raisonnable du pouvoir d’un État omniscient n’est contrôlée par rien de plus que par des textes d’orientation. »

C’est pourquoi nous sommes en droit d’exiger la transparence de l’État et de son gouvernement, ainsi que la protection de notre vie privée. Or c’est tout le contraire qui semble s’affirmer aujourd’hui : plus de transparence est exigée du citoyen et plus de secret pour les actions de l’État au nom de la sécurité. Si les actions des gouvernants qui nous dirigent demeurent secrètes, comment pourrons-nous leur demander des comptes ? Et si nos vie privées sont espionnées et risquent d’être dévoilées, comment pourrons-nous résister aux puissants qui nous gouvernent et exercer notre jugement critique en tout liberté ?

En conclusion, la droiture morale ne doit pas seulement être exigée de l’individu, elle doit l’être également de ceux qui exercent le pouvoir et surtout de ceux-ci, car ils ont plus que d’autres le pouvoir de nuire.

A lire également :
Edward Snowden, héros moderne de Ayn Rand
Socrate vs Snowden : suffit-il d’obéir aux lois de son pays pour être juste ?

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Faut-il avoir peur du bitcoin ?

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Selon David Thesmar, le bitcoin relance le débat sur la nature même de la monnaie.

Premièrement, la monnaie doit être une unité de compte : c’est ce qu’est le bitcoin dans son ADN même, puisqu’il est créé par un algorithme de certification des transactions.

Deuxièmement, la monnaie est une réserve de valeur, elle permet de stocker l’épargne de court terme, et elle doit donc avoir une valeur réelle (en termes de biens) à peu près stable. Or le système bitcoin est stabilisé par le fait que, plus le nombre de transactions augmente, plus la certification des transactions est consommatrice de capacité de calcul.

Plus il y a de bitcoins en circulation, plus il est difficile d’en fabriquer de nouveaux.

Enfin le bitcoin remet en question le monopole de l’Etat sur la création de monnaie. Un Etat que la crise financière semble avoir rendu de plus en plus intrusif.

Source : ‘Faut-il avoir peur du bitcoin ?’ par David Thesmar du Cercle des économistes

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Voir aussi les vidéos sous-titrées de Qi Log : Bitcoin est l’internet de la monnaie

1° La révolution des crypto-monnaies : Bitcoin vs. Pouvoir politique par Stefan Molyneux

2° Une illustration concrète des avantages de l’utilisation de Bitcoin en Ouganda

Comment gagner une controverse selon Schopenhauer

SchopenhauerDans son petit livre, L’art d’avoir toujours raison ou Dialectique éristique, publié en 1864 à Leipzig, Arthur Schopenhauer nous propose un véritable manuel d’auto-défense intellectuelle ou de communication de crise. Que faire lorsque l’on est à court d’argument ? Voici dix stratagèmes parmi les 38 que suggère Schopenhauer, ainsi que sa conclusion finale.

L’auteur commence par distinguer la logique et la dialectique. La logique est la science des principes de la démonstration.
Elle concerne la recherche de la vérité objective. La science de la dialectique, dans le sens que lui donne Schopenhauer, a pour principal but d’établir et d’analyser les stratagèmes malhonnêtes afin qu’ils puissent être immédiatement identifiés dans un débat réel, et écartés. « C’est ainsi que l’on peut voir la dialectique : comme l’art de l’escrime mental, et ce n’est qu’en la considérant ainsi que l’on peut en faire une discipline à part entière ». Elle est l’art de se défendre contre tout type d’attaque, et l’art d’attaquer toute thèse adverse sans se contredire soi-même. Lire la Suite →

Kant est-il un précurseur de la justice sociale et de l’État providence ?

Immanuel KantKant est souvent interprété par les philosophes comme un simple continuateur de Rousseau, dans la ligne d’un étatisme républicain et anti-libéral, devenu populaire en France au XXe siècle (et baptisé « liberalism » en Amérique par un curieux détournement de sens qui date du début du XXe siècle et dont John Rawls est l’héritier).

Mais il est une autre interprétation, celle que je défends, qui rattache Kant à la liberté négative. C’est d’ailleurs cette interprétation, qui a prévalu au XIXe siècle, par exemple chez Germaine de Staël et Wilhelm von Humboldt. Et c’est elle qu’on retrouve au XXe siècle chez des penseurs comme Isaiah Berlin, Ludwig von Mises ou Robert Nozick.

Dans la Doctrine du droit, Kant aborde le problème de la contrainte. Il écrit que la contrainte est justifiée contre toute action qui constitue une entrave à la liberté d’autrui[1]. Il pose le principe du respect pour la dignité des personnes comme un principe inconditionnel. Kant préconise que l’on traite sa propre personne aussi bien que les autres « toujours en même temps comme une fin, et jamais simplement comme un moyen », ce qui interdit toute forme d’agression ou d’initiation de la force. C’est par rétorsion que la coercition étatique contre un criminel est justifiée : car il utilise sa liberté pour entraver la liberté d’un autre. L’utilisation de la coercition étatique sous forme de taxes est également légitime selon Kant, pour financer les institutions de défense du citoyen : la police et l’armée.

Mais peut-on en dire autant de la fiscalité redistributive ? Peut-on justifier la contrainte de l’impôt redistributif au nom d’une protection de la liberté d’autrui ? Oui selon certains interprètes de Kant qui se disent pourtant « libéraux » (Rawls, Dworkin, Van Parijs). Pour cela ils élargissent la notion de liberté afin d’y inclure la liberté positive. Ainsi, selon eux, les inégalités seraient une entrave à la liberté d’autrui en ce qu’elles empêcheraient les personnes les plus fragiles d’accéder à la propriété, à la santé, à l’éducation, au logement. Ils en arrivent ainsi à justifier la redistribution, au nom du kantisme.

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Une telle interprétation est contestable en ce qu’elle pervertit le concept de liberté, le confondant avec le concept de capacité économique ou sociale ou de pouvoir, ce que Kant ne fait jamais. Le point de vue d’Isaiah Berlin sur ce point est clair. Il écrit :

« c’est tolérer une confusion des valeurs que de prétendre renoncer à sa liberté [négative] afin de permettre l’accroissement d’un autre type de liberté [positive], “sociale” ou “économique” ».

En résumé, Kant n’a rien fait d’autre qu’élaborer une théorie de l’autonomie de l’individu, qui défend le pluralisme des fins et la responsabilité de chacun devant ses choix. Et la seule obligation de l’État selon lui est négative : protéger les libertés individuelles, à l’intérieur comme à l’extérieur. Kant sépare de surcroît les domaines de la morale et du droit, du vice et du crime. Là encore, il est sans ambiguïté : « il ne faut pas assigner au droit le but de rendre les hommes vertueux[2] ». C’est pourquoi le paternalisme est « le plus grand des despotismes », en « faisant de la vertu l’alibi de l’accroissement du pouvoir[3] ».

« La liberté en tant qu’homme, j’en exprime le principe pour la constitution d’une communauté dans la formule : personne ne peut me contraindre à être heureux d’une certaine manière (celle dont il conçoit le bien-être des autres hommes), mais il est permis à chacun de chercher le bonheur dans la voie qui lui semble, à lui, être la bonne, pourvu qu’il ne nuise pas à la liberté qui peut coexister avec la liberté de chacun selon une loi universelle possible (autrement dit, à ce droit d’autrui). Un gouvernement qui serait fondé sur le principe de la bienveillance envers le peuple, tel celui du père envers ses enfants, c’est-à-dire un gouvernement paternel, où par conséquent les sujets, tels des enfants mineurs incapables de décider de ce qui leur est vraiment utile ou nuisible, sont obligés de se comporter de manière uniquement passive, afin d’attendre uniquement du jugement du chef de l’État la façon dont ils doivent être heureux, et uniquement de sa bonté qu’il le veuille également, – un tel gouvernement, dis-je, est le plus grand despotisme que l’on puisse concevoir (constitution qui supprime toute liberté des sujets qui, dès lors, ne possèdent plus aucun droit). »

Kant, Théorie et pratique (1793)


Le bois tordu de l’humanité

Il faut donc toujours rappeler avec Kant que c’est la liberté négative, et elle seule, qui permet non seulement l’harmonie des intérêts mutuels mais aussi l’éducation à la responsabilité qui en est la condition.

« Le pluralisme, écrit Isaiah Berlin, avec ce degré de liberté “négative” qu’il implique, me semble un idéal plus véridique et plus humain que l’idéal de maîtrise de soi “positive” des classes, des peuples ou de l’humanité tout entière que certains croient trouver dans les grands systèmes bien ordonnés et autoritaires. Il est plus véridique, parce qu’il reconnaît que les fins humaines sont multiples, pas toujours commensurables et en perpétuelle rivalité les unes avec les autres[4] ».

La raison donnée par Berlin est, in fine, anthropologique. À la suite de Kant, il est convaincu de cette vérité que « le bois dont l’homme est fait est si tordu qu’on ne voit pas comment on pourrait en équarrir quelque chose de droit »[5]. Autrement dit, il n’y a pas de monde idéal dans lequel les hommes seraient bons et rationnels et dans lequel il serait possible de parvenir à des réponses tranchées et certaines. D’où l’appel de John Stuart Mill en faveur de « nouvelles expériences de vie », avec le risque permanent de se tromper et de choquer. D’où l’importance d’une liberté d’expression véritable et d’un libre marché des idées [8]. Ceux qui, comme Helvétius, Fichte, Hegel, Saint Simon et de Maistre, aspirent à une solution définitive et à un système totalisant en sont pour leurs frais.

À lire pour compléter :

Deux conceptions de la liberté. Par Isaiah Berlin

Helvétius ou comment transformer les citoyens en esclaves

Henri Saint-Simon, apôtre de la technocratie

Joseph de Maistre, le précurseur du fascisme

Rousseau et la mythologie du moi véritable

Notes

[1] Kant, Métaphysique des mœurs.

[2] Kant, Religion dans les limites de la simple raison, l, § II.

[3] Kant, Théorie et pratique, II, 1.

[4] Berlin, Éloge de la liberté, Deux concepts de liberté, Calmann-Lévy.

[5] Phrase de Kant dans l’opuscule Idée d’une histoire. C’est aussi le titre d’un livre de Berlin : Le Bois tordu de l’humanité : Romantisme, nationalisme, totalitarisme, Albin Michel, 1992.

[6] Cf. mon chapitre dans Libéralisme et liberté d’expression, sous la direction d’Henri Lepage, Texquis, 2015.

S’armer intellectuellement contre les sophismes. Manuel d’auto-défense.

Cette série est une bonne introduction aux règles de la réfutation des sophismes. Les exemples donnés ici à titre d’illustration sont parfois contestables mais ils n’invalident pas les règles. A chacun de trouver les exemples qui lui semblent les plus probants ou convaincants. Dans mes prochains articles, je proposerai une série d’exemples.appel aux émotions

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Heidegger, le philosophe qui ignorait les sciences et méprisait le réalisme judéo-chrétien

Claude Tresmontant, comme on le lira dans les extraits ci-dessous, a parfaitement identifié chez Heidegger deux des grands maux de la philosophie moderne et contemporaine. Je reprendrai ces deux maux pour les exposer et j’en ajouterai un troisième.

L’ignorance des sciences de la natures est le premier de ces maux. Heidegger (1889 -1976), comme son maître Nietzsche, professe un mépris souverain pour les sciences expérimentales. Il croit que la philosophie se construit sans base objective, à partir de rien, a priori. Il pense pouvoir traiter de l’être et du temps, de la liberté de l’homme dans le monde, sans tenir compte des grandes découvertes de l’astrophysique, de la biologie, de la neurophysiologie. Or les connaissances expérimentales modernes concernant l’Univers, la nature et son histoire doivent former la base de toute recherche philosophique qui se veut rigoureuse et réaliste. Sans quoi on peut raconter tout et n’importe quoi, en toute impunité. Il suffit, comme Heidegger, d’inventer un pseudo-vocabulaire ésotérique pour se faire ensuite passer pour un grand penseur que tout le monde admire. Dans le même ordre d’idées, on trouvera aussi chez Heidegger un mépris absolu pour la technique, conséquence de son mépris pour les sciences. C’est une forme subtile de platonisme masquée sous une apparence de pensée novatrice. Lire la Suite →

La Loi de Bastiat expliquée aux enfants

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Vos enfants apprennent-ils des principes éthiques et politiques appropriés en classe ? Comment expliquer la liberté et l’oppression à un enfant de 7 ans ? Les parents sont souvent démunis pour assumer la charge d’éduquer leurs enfants et de leur transmettre l’amour de la liberté.

Je voudrais vous parler d’un livre écrit par un américain, en vente sur amazon.fr, et traduit par mes soins l’été dernier. Ce livre est dédié aux parents ou aux enseignants qui ont peu ou pas de matériel pédagogique pour parler aux enfants des concepts de droit, de gouvernement limité, de propriété, de spoliation légale. Il s’agit d’une initiation à la philosophie du droit pour des enfants âgés de 7 à 12 ans, inspirée de Frédéric Bastiat et qui comporte de très belles illustrations :

Connor Boyack, Les Jumeaux Tuttle étudient la Loi, Libertas Institute, traduit par Damien Theillier, septembre 2015.

J’ai rencontré personnellement l’auteur lors d’un voyage aux Etats-Unis il y a un an. Et quand j’ai découvert son livre, je me suis dit qu’il fallait absolument qu’il soit disponible en français. La Loi, dont s’inspire ce livre, est un essai de l’économiste et député français du XIXe siècle : Frédéric Bastiat (1801-1850), qui soutient que la loi, dans une société libre, doit protéger les droits individuels et tout particulièrement le droit de propriété, source de paix et de prospérité. Paradoxalement, Frédéric Bastiat est trop mal connu chez nous.

Dans ce petit conte illustré, deux personnages nommés Emily et Ethan apprennent de leur voisin Fred que le gouvernement peut agir comme un pirate et piller les gens par des lois qui instaurent toute sorte de taxes et de droits de douane. On apprend souvent aux enfants que le gouvernement protège notre vie, notre liberté et nos biens, mais se pourrait-il que certaines lois autorisent effectivement des gens à nous nuire et à nous voler ?

« Les vraies lois protègent les personnes et leurs biens contre la spoliation », explique Fred. « Lorsque de vraies lois existent et sont respectées, les gens travaillent dur pour améliorer leur vie et ils travaillent en paix avec les autres. Tout le monde est plus heureux. » Fred continue : « quand il n’y a pas de spoliation légale, les gens peuvent compter sur la bonté et le dévouement des autres quand ils en ont besoin. ».

Les jumeaux Tuttle étudient la Loi, sera d’un grand secours pour démarrer une conversation au sein de votre famille. Il vous incitera également à lire Frédéric Bastiat, pour une meilleure compréhension des enjeux éthiques et politiques de la loi et du droit de propriété.

Acheter ici

Le site web américain du livre

Pour en savoir plus sur Frédéric Bastiat

Une argumentation philosophique contre la prohibition des armes à feu

Le droit de légitime défense et l’impossible application des lois
Deux problèmes liés à la prohibition des armes.

Traduction, précédée d’une introduction au lecteur français, par Damien Theillier et Qi Log

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Le débat sur les armes à feu est tabou en France. Si vous défendez le droit de posséder une arme on invoquera immanquablement la violence et les tueries de masse aux États-Unis, qu’on attribuera toujours à la libre circulation des armes. Mais les faits sont complexes et les données ne semblent pas aller en ce sens. De plus, face aux récents attentats en France, l’émotion et la compassion pour les victimes ne suffisent plus. Les citoyens demandent des comptes, ils veulent comprendre pourquoi ils ne sont pas en sécurité. Face au discours officiel de la République, ils sont également nombreux à vouloir réfléchir aux causes de cette violence et aux solutions alternatives qui existent. Lire la Suite →

Bac de philo 2016 : comment parler de la liberté en philosophie ?

applicoursdephiloPar Damien Theillier, professeur de philosophie, auteur du blog : nicomaque.com

Le bac de philo approche. Chaque année, sont donnés au programme un certain nombre de notions ainsi qu’une liste d’auteurs académiques, de Platon à Sartre, pour résumer.

C’est un programme éclectique, qui laisse au professeur une grande marge de manœuvre pour faire les choix qui conviennent à son cours. La contrainte étant de donner aux élèves un aperçu suffisamment complet des grandes écoles de pensée, afin qu’ils puissent traiter les sujets du bac sans faire de récitation, mais en exerçant leur jugement et leur raisonnement.

Plutôt que de confiner le libéralisme dans l’étude de quelques auteurs canoniques, anciens ou modernes, il m’a toujours semblé plus utile de montrer que des philosophies comme celles d’Aristote, de S. Thomas, de Descartes, de Spinoza, de Schopenhauer, d’Alain, de Nietzsche ou même de Freud, comportent de nombreuses affinités avec la pensée libérale, telle qu’on la trouve formulée chez les auteurs estampillés « officiellement » comme libéraux dans les manuels, comme Smith, Locke, Tocqueville, ou Constant. Lire la Suite →

Karl Popper vs Platon

Karl PopperKarl Popper est né à Vienne en 1902. Très jeune, il est d’abord tenté par le marxisme avant de s’en détourner définitivement. Il choisit la carrière universitaire et s’intéresse à l’épistémologie. En 1934, il écrit son livre le plus célèbre : La Logique de la découverte scientifique. En 1937, fuyant le nazisme, il émigre en Nouvelle-Zélande, où il accepte un poste d’enseignant. Se passionnant pour la philosophie politique, il publie en 1945 son autre grand ouvrage, La Société ouverte et ses ennemis. En 1946, il obtient un poste grâce à Friedrich A. Hayek, à la prestigieuse London School of Economics, où il crée le département de philosophie, logique et méthode scientifique. Il vivra à Londres jusqu’à sa mort en 1994. Lire la Suite →

Auguste Comte et le positivisme

Auguste Comte et le positivismeOn entend souvent parler de positivisme mais ce terme recouvre une variété de sens qui le rend difficile à cerner. Auguste Comte (1798-1857), son fondateur, revendique le positivisme comme une philosophie qui admet pour seule démarche rigoureuse la méthode expérimentale. C’est l’idée que la démarche des sciences physiques pourrait s’appliquer à l’ensemble des savoirs, y compris à la morale et à la politique.

Comte versus Descartes Lire la Suite →

Réviser le bac de philo avec Nicomaque

applicoursdephilo1° Les fiches de révision par NOTIONS

Elles sont consultables sur la page facebook de Nicomaque : Cliquez ici

En détail :

Le progrès scientifique et technique est-il toujours positif ?
Faut-il oublier le passé ?
La liberté de religion est-elle légitime ?
La religion est-elle fondée sur la peur de la mort ?
La propriété, est-ce le vol ?
L’homme peut-il éviter de faire la guerre ?
Le pouvoir politique est-il une menace pour la liberté ?
Le monde est-il absurde ?
Faut-il préférer la vérité à l’amitié ?
L’histoire s’oppose-t-elle à la nature ?

apps-cours-de-philo2° Les 50 citations expliquées : A retrouver en ligne ici.

Ces citations sont un excellent outil pour mémoriser les aspects principaux de la philosophie de leurs auteurs. Elles vous seront très utiles en dissertation ! L’important est d’en retenir les idées essentielles (pas nécessairement mot à mot) et surtout de savoir les expliquer.

3° Téléchargez l’appli iphone et ipad avec les citations expliquées + des dissertations rédigées.

Made in France by Nicomaque !! (himself) Indispensable !

4° Les sujets du bac :

Bac ES 2016 : les sujets probables en philosophie

Bac S 2016 : les sujets probables en philosophie

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Est-ce qu’un troisième parti peut impacter la campagne présidentielle US ?

13164182_10153650479267894_2706882518719814542_nSaviez-vous que Jimmy Wales, l’inventeur de Wikipédia, est un libertarien ? Il assure qu’il a conçu son encyclopédie sur le modèle de l’ordre spontané du prix Nobel d’économie Friedrich Hayek et se dit grand lecteur d’Ayn Rand. Il en va de même pour les concepteurs de South Park ou des Simpson : la romancière et philosophe Ayn Rand apparaît régulièrement dans les épisodes de ces cartoons. Longtemps marginalisés sur la scène politique américaine, les libertariens ont aujourd’hui le vent en poupe.

Une recomposition politique en 2016 Lire la Suite →

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